jeudi, 31 janvier 2008

Nos marchés et la politique…

Froid, vent, pluie…
Ils sont tous là, ils sont venus dans le petit matin frais, nos vendeurs de bonne humeur.
Nous aussi, car nous aimons les intempéries malgré nos hypermarchés, chauffés,
éclairés, chouchoutés, et bravons l'enfer de la rue comme un petit bonheur.
Au moins, nous sommes bousculés par nos multiples relations oubliées.
D'un autre âge, ces marchés, me direz-vous ?
Que nenni ! puisqu'ils sont là et nous aussi.
Agents d'ambiance pour les uns, mal nécessaire pour les autres,
ils nous ravissent par leur bonne mine souriante.
Ces saltimbanques ambulants ne sont guère que ceux que nous respectons
avec les gens du cirque, évidemment.
Quel cirque, d'ailleurs, multicolore, odorant et sonore à souhaits.
Nulle réglementation de Bruxelles, mais ne le répétez pas trop fort.
Nous, nous croyons qu'ils existeront toujours, car, voyez-vous, les marchés sont devenus
le seul lieu où s'engouffrent nos élus politiques tous les 5, 6 ou 7 ans.
Pas pour voir ou acheter, non, non !
Pour se faire voir !
Mesdames et Messieurs, votre courage dans la fraîche humeur matinale
ne sert pas qu'à nous ravir mais aussi à faire sortir de leur boîte nos ludions politiques.
Nous vous donnons le diplôme de la vie.
Seriez-vous un des piliers de la Démocratie ?

mardi, 28 novembre 2006

"SDF" (Sans Députés Féminins.)

medium_Femmes_en_politique.3.jpgFace à la loi, l'UMP, le Parti socialiste et quelques autres partis,
s'apprêtent à payer une amende non négligeable
afin de ne pas respecter le "quota" de femmes en politique.


Nous pouvons donc en déduire aisément le prix d'une femme
dans chaque camp. Je me souviens qu'il fut un temps
où celles-ci étaient comptabilisées en "chèvres".
Nous payons pour avoir le droit de polluer, nous paierons donc
pour les SDF (Sans Députés Féminins.)
Tout le monde a un prix, paraît-il. A combien le prix d'un homme ?
L'important, ce n'est plus la rose, mais bien de payer.
Que ferons-nous de cet argent ? Une formation pour les femmes
ou quelques dîners en ville pour ces Messieurs ?

dimanche, 26 novembre 2006

La crise d'hier est la blague de demain.

medium_Well_Herbert_George.jpg
(Herbert George Wells)
Auteur Britanique, né le 21 septembre 1866 dans le Kent,
décédé le 13 août 1946 à Londres, il fut le père de la science-fiction moderne.


Une bonne petite crise, c'est un peu comme une bonne petite guerre,
çà vous renforce une nation.
Des mots nouveaux se mêlent à ceux de aïeux, en plus des noms d'oiseaux,
et la pause salutaire permet la récréation méritée.
Le bonheur ne se juge-t-il pas par l'absence de crises, elles-mêmes mesurées
par les crises qui musclent le cerveau ?
Une crise est un rond dans l'eau, œuvre d'un gamin jetant sa pierre dans l'étang du voisin.
Nous en étions, rappelle-toi, notre photo était même dans le journal.
Les vacances sont passées dessus et maintenant notre réservoir à blagues
s'est bien étoffé. Tu te souviens, Barbara, il pleuvait ce jour là !
Nous avons même déplumé un corbeau qui s'amusait avec une souris de l'informatique.
Nos tiroirs secrets regorgent de crises qui nous permettent de passer l'hiver
avec délectation : scandale de la Villette, Dossiers Aranda, Diamants de Bokassa,
L'Europe, le CPE, Clearstream….tous les scénarii sont possibles et forts variés.
Les politiciens sont très forts en blagues, c'est bien connu et la Presse s'en régale.
En fait, c'est le moyen subtil de faire passer en douce, bien d'autres projets.
Nous sommes aux premières loges et nous comptons les points.
Evidemment, à chaque fois, nous payons. Cà où le Loto !
Il est temps de prendre les comiques aux sérieux, ils sont sûrement moins chers.

samedi, 25 novembre 2006

"Que le meilleur perde !"

medium_Que_le_meilleur_perde.jpgHé, oui, c'est le titre d'un excellent ouvrage de Messieurs Frédéric Bon
et de Michel-Antoine Burnier, paru en 1986 aux éditions Balland.
Relisez-le, il n'a pas pris une ride.


Le réservoir à idées bouillonne dès que l'homme politique a la chance de perdre
car il n'aura pas à mettre ses idées en pratique, face à la résistance des hommes
et des choses. Tout se bouscule tellement au pouvoir.
Le pouvoir, finalement, c'est l'instabilité et les flèches empoisonnées
qui sifflent de tout bord. Dans l'opposition, l'homme politique peut satisfaire son ego,
car il est presqu'autant invité par les journalistes qui les trouvent plus décontractés.
Le pouvoir de critiquer et les week-ends prolongés en plus !
L'étrange, c'est la tétanisation dès que la victoire paraît. Ils en deviennent malades.
medium_Ces_malades_qui_nous_gouvernent.2.jpgJe vous recommande également un excellent ouvrage de Messieurs Pierre Accoce
et Pierre Rentchnick,
paru en 1976 aux éditions Stock : "Ces malades qui nous gouvernent".
Edifiant : Staline, Roosevelt, Churchill étaient bien malades pendant les accords de Yalta,
mais aussi Hitler, Franco, Kennedy…Pompidou, Mitterrand…
Pas un ne pense à lui, à sa santé, ni à démissionner. Leur courage dans la détresse est touchant.
Cette abnégation nous touche profondément et nous désole tout à la fois.
Nous avions délégué le pouvoir, pas la souffrance. Finalement, il aurait mieux fallu qu'il perdent,
leur vie aurait pu être sauvée.
Que les hommes politiques malades perdent, tandis que les autres feront rempart de leur corps,
pour que les flèches ne nous atteignent pas !
Quelle est donc cette motivation des hommes politiques ? Les caisses sont vides, la dette
est explosive, les grenades sous le plancher, et tous se précipitent.
Sommes-nous donc si passionnants ?

mercredi, 08 novembre 2006

Innovation en politique.

Des amis très chers, m'ont écrit pour m'exprimer leur enthousiasme sur une idée politique qui tombe sous le sens, en ces temps incertains d'élections Présidentielles. J'ai le plaisir de vous soumettre ma réponse qui n'a pas tardée. . En effet, il s'agit de mettre en place une idée toute neuve qui a fait ses preuves :
la Monarchie
.


medium_Louis_XIV.jpgPour l'honneur de mon Roi et de la France, j'ai envie de vous aider à remettre un Monarque sur le trône. Tous nos Présidents de la République n'ont eu de rêve que de s'y asseoir sans jamais y arriver. Un projet, un plan et une durée, voilà la clef du Royaume. Votre proposition est tentante car nous avons tout essayé, même les référendums. Tout essayé sur la République, l'Empire, puis la République, au nom de la démocratie. Rien ne marche et au bout du compte nous sommes toujours mécontents entre Français, puis entre Européens. La bonne question est de savoir : "sommes-nous bien démocrates" ? Depuis Mai 68, nous avons tout essayé : la droite, la gauche, le Oui, le Non, et même les cohabitations. La tentation avec les communistes et l'extrême droite est au menu. Finalement, pour retrouver la stabilité que nous recherchons tous, il convient de remettre sur son trône "notre bon Roi". Un vrai bon Roi Français qui s'entendra avec tous les autres Rois Européens. Loin des partis, des querelles intestines, des fausses promesses et des référendums, il gouvernera vers le futur. Nous savons tous que la démocratie est le pire des régimes. Alors, réagissons ! Puissions-nous tous dire : bon sang ! mais, c'est bien sûr ! Figurez-vous que la durée de vie de nos Ministres est de 18 mois, est-ce bien raisonnable ? Bientôt, un quart de la population pourra dire : "nous avons un ancien ministre dans notre famille". Les Français sont des veaux, et l'Etat en profite, mais ils ne sont plus dévots. La démocratie nous demande d'élire des "compétences" à tous les échelons de la République. C'est fort aimable mais en sommes-nous compétents ? Avons-nous des diplômes pour cela ? Est-ce que le fait d'être élu rend les personnes capables ? La démocratie vit dans un monde totalement irréel qu'aucune grande entreprise ne voudrait connaître. 60 millions de Français sont tout de même concernés en élisant tantôt un Maire, tantôt un député, tantôt un Président…(même compétence populaire pour des fonctions très différentes") Souvent d'ailleurs nous faisons l'inverse de ce que nous voulons faire et curieusement, ensemble. Le secret de l'isoloir ne serait-il pas bien gardé ? Le choix d'une cravate, un visage mal rasé, une paire de lunettes, peuvent ruiner une carrière politique. Est-ce sérieux ? Que veulent dire les votes nuls et les abstentions ? Si je me présente et que je suis élu, en serai-je donc qualifié immédiatement ? Personnellement, j'aurai bien voté pour la Mère Denis qui était fort sympathique et au parler vrai. Nous aurions été dans de beaux draps et elle aussi. Puisque la compétence n'est que relative car ne dépendant que de personnes bien incompétentes, il convient de convier tout ce petit monde à la "Star'Ac" et nous taperons 1 ou 2 sur notre clavier. Plus vite, nous pourrons aller à la pêche à la ligne, car il paraît que le jour des élections, nous sommes nombreux à nous rassembler autour de ce sport. Avons-nous "la culture politique, économique", avant de réclamer à tous le beurre, l'argent du beurre et la fille de la crémière ? Savons-nous déjà bien gérer le budget de notre ménage avant de confier les clefs du grand "portefeuille" national ? Car ces élections, elles ne concernent pas les hommes politiques, elles ne concernent que nous ! La démocratie, çà s'apprend tous les jours et notamment dans les partis politiques. Combien d'inscrits ? Si nous voulons être démocrates, soyons beaux joueurs et apprenons la démocratie. Sinon, la Monarchie s'impose par l'évidence. Vous remarquerez que je suis aussi démocrate que vous mais qu'il est indispensable d'instaurer des régimes qui disent réellement leur nom et qui ne se déguisent pas derrière des fausses barbes. Il n'y a pas de monopole du cœur et il m'arrive de penser que pour avoir de la durée, un Monarque en serait le symbole fort. Mais, soyons bien d'accord, c'est soit la Monarchie, soit la République. Personne n'a réussi à s'asseoir dans le grand fauteuil et il ne faut pas rester entre deux chaises. En vous écrivant, je viens de m'apercevoir que mes rideaux sont discrètement agrémentés de fleurs de lys. Je ne m'en étais jamais aperçu. Sachez que les Français adorent les Princes et les Princesses, et ne s'aperçoivent pas vraiment qu'en Europe l'Espagne, l'Angleterre, la Belgique, les Pays Bas… sont des Monarchies, certes limitées, mais Monarchies qui ne demandent qu'à se réveiller. En France, nous ne nous rendons pas vraiment compte que tout ceci est à notre portée.medium_Chateau_de_Versailles.2.jpg Un Roi despote quand nous serons faibles, un Roi fainéant quand nous serons forts. Véritablement, votre proposition de rétablir la Monarchie, m'a enthousiasmé. Un vent frais vient de traverser le Pays et je salue haut et fort cette initiative venue de chez vous, mes très chers amis. Soyez assurés de ma profonde sympathie pour vos idées nouvelles et vous encourage dans toutes vos actions pour le plus grand bonheur de la France et des Français. Votre dévoué.

vendredi, 20 octobre 2006

Corbeaux et noms d'oiseaux.

medium_2_corbeaux-.gif
Jamais contents, toujours pleurants, ainsi vont les Français dans le vaste monde
sans vraiment le voir. Le "Moi", n'est pas haïssable et souvent préféré au "Nous".
France, terre de compromis innombrables, tu adores les gaspillages et les montrer à tous,
ne serait-ce que pour exister. Pourtant, la France est belle et généreuse.
Certains la voient ainsi :

Terre lugubre où nulle herbe ne pousse,
Chiendent oublié depuis la nuit des temps,
Corbeaux volant à l'envers pour ne pas voir la misère.
Hallebardes de vent tourbillonnant sur les rochers pleurants,
Vomi des vagues hurlantes et dévorantes.
Chaos de pierres, de rocs et d'abîmes béants.


Notre France nous plaît et c'est pourquoi nous l'aimons.
Certains se complaisent dans cette vision apocalyptique
tandis que d'autres, la voient sous un jour fantastique.
Chacun son lot de misères, chacun son rayon de soleil.
Faut-il pour autant, se quereller sans cesse ?
L'herbe est-elle plus tendre dans le champ du voisin ?
Regardons nos progrès depuis 50 ans. Aucun siècle ne fut si généreux.
Combien de misères soulagées, combien de confort accumulé ?
Ce texte poétique correspond au début de l'humanité lorsque l'homme
n'avait pas encore vraiment pris son destin en main.
Faut-il pleurer de notre condition ou regarder ce qui se passe auprès de nous
à 2/3 heures d'avion ?
Nous avons de la ressource. Il suffit de ne pas vouloir tout et en même temps.
"De la mesure", disaient nos anciens qui surent nous guider vers le progrès
qu'ils ont toujours su entretenir.
Que sont nos querelles, comparé à l'âge de pierre, de fer, de bronze ?
Qui a inventé la roue qui nous sert vraiment souvent ?
Nos querelles politiques sont dignes d'une cours d'école.
Est-ce cela que nous méritons ? Est-ce cela la démocratie ?
Faut-il inventer un régime nouveau pour connaître la stabilité et donc un cap ?
Pas de Capitaine sans cap, mais pas de cap sans Capitaine.
Notre Terre est-elle si lugubre ?
Il nous reste, il est vrai, quelques corbeaux qui ne volent pas encore à l'envers
Serait-ce un mauvais augure ?

La crise d'hier est la blague de demain.

(Herbert George Wells)

Une bonne petite crise, c'est un peu comme une bonne petite guerre,
çà vous renforce une nation.
Des mots nouveaux se mêlent à ceux de aïeux, en plus des noms d'oiseaux,
et la pause salutaire permet la récréation méritée.
Le bonheur ne se juge-t-il pas par l'absence de crises, elles-mêmes mesurées
par les crises qui musclent le cerveau ?
Une crise est un rond dans l'eau, œuvre d'un gamin jetant sa pierre dans l'étang du voisin.
Nous en étions, rappelle-toi, notre photo était même dans le journal.
Les vacances sont passées dessus et maintenant notre réservoir à blagues
s'est bien étoffé. Tu te souviens, Barbara, il pleuvait ce jour là !
Nous avons même déplumé un corbeau qui s'amusait avec une souris de l'informatique.
Nos tiroirs secrets regorgent de crises qui nous permettent de passer l'hiver
avec délectation : scandale de la Villette, Dossiers Aranda, Diamants de Bokassa,
L'Europe, le CPE, Clearstream….tous les scénarii sont possibles et forts variés.
Les politiciens sont très forts en blagues, c'est bien connu et la Presse s'en régale.
En fait, c'est le moyen subtil de faire passer en douce, bien d'autres projets.
Nous sommes aux premières loges et nous comptons les points.
Evidemment, à chaque fois, nous payons. Cà où le Loto !
Il est temps de prendre les comiques aux sérieux, ils sont sûrement moins chers.

mardi, 17 octobre 2006

Aimons-nous les uns les autres ?

Depuis 2006 ans, ce message est l'ambition de tous et d'un chacun,
le seul véritablement pour lequel nous avons envie de consacrer notre vie.
Mais voilà, il y a "les autres".
Soi, finalement, ne pose pas trop de problèmes, mais pourquoi donc les autres sont
si différents de nous dès qu'ils cessent d'être individuels ?
Notre société est bizarrement organisée : elle considère que chacun est compétent
pour choisir des élus à tous les échelons de l'état, alors que bien souvent
nous sommes pulsatiles et aimons voter le contraire de notre pensée.
(parfois le choix d'une cravate ou d'une parité nous fait tourner la tête.)

Mais ceci étant constaté, l'organisation civile paraît vraiment étrange.
Pensez que le Bœuf est de la Vache, que le saucisson "pur porc" n'est pas pur porc,
que la Morue s'appelle pudiquement Cabillaud, qu'aucun poisson ne s'appelle Surimi,
que les Pétoncles ont le droit de s'appeler Coquilles St Jacques par la vertu du St Esprit,
que des oignions veulent s'appeler Echalotes et que l'on vend plus de Beaujolais
qu'on en produit.
Mon père me disait lorsqu'il y avait un peu de pluie avec un ciel bleu que c'était le Diable
qui battait sa femme. Cà lui arrive, au Diable de ne pas être content.
Nous, nous avons l'air d'être contents. Nous aimons bien quand le faux l'emporte sur le vrai.
Nous avons l'impression "d'inventer le vrai".
D'ici deux générations, il faudra brûler tous les dictionnaires de peur que quelqu'un ne s'aperçoive
de la supercherie.
Que dire de la vente sans vendeur dans nos hypermarchés si luxueux ? Débrouille-toi et si tu te trompes, c'est bien fait pour toi. D'ailleurs on se demande dans beaucoup de commerces indépendants,
si les vendeurs connaissent bien leurs produits. Pourvu qu'on ne me pose pas de questions.
Avec les "blisters", je suis sauvé ! Même pas de démonstration, ni d'essai possible.
C'est l'exact endroit ou on nous dit que nous sommes un voleur en puissance.
Cartonnage énorme et bip bip à la caisse.
Pas étonnant que nous soyons si nombreux à acheter sur Internet.
Anonymat garanti sur l'entreprise et la provenance. 48 h chrono, çà nous suffit.
Nous ne touchons plus à l'argent qui apporte des microbes mais utilisons une carte aseptisée.

La vie n'est qu'évolution de la naissance à la mort.
Renoncements et passages vers la progression de l'être et de l'esprit.
Pourrions-nous évoluer sur ces petits riens qui façonnent notre vie ?
Nombre de coutumes sociales n'ont plus lieu d'être et pourtant elles
demeurent tout comme des lois oubliées dans la poubelle de l'histoire.

Le couteau à poissons, ne pas couper la salade, ne se justifiaient que
par l'acidité de citron et du vinaigre sur la lame. Aujourd'hui, elles sont
toutes en inox.Cette coutume ne sert qu'à montrer du doigt ceux
qui ne la connaissent pas. Est-ce le but de la société ?
Le baise-main est la marque de politesse où justement il convient de ne pas
baiser la main. Etrange, et que vaut cette tradition à l'heure de la parité ?
Les règles de politesse et de savoir-vivre sont indispensables pour une cohabitation
harmonieuse en société. A la condition que chacun les connaissent, les comprennent
et les acceptent. Il en va de tout objectif.

Puisque nous nous déclarons démocrates et républicains, ne pourrions-nous pas
organiser un grand nettoyage de printemps de nos lois devenues obsolètes ?
Cela nous permettrait de mieux comprendre celles qui sont vraiment nécessaires.
Ne pas oublier la première de toutes : "Nul n'est censé ignorer la loi".
Aberration, car quel est le juriste, l'avocat, le juge à les connaître toutes ?
"Chacun doit se soumettre à la loi" serait déjà plus compréhensible et plus humain.
Si les députés et le gouvernement n'ont pas le temps de s'en charger, nous pourrions
aussi nous en occuper nous-mêmes puisque nous sommes démocrates et républicains.
Tailler les arbres fruitiers est indispensable pour obtenir de beaux fruits.
Nous avons faim de belles récoltes et de poisson sans le couteau à poisson.
Figurez-vous qu'il y a un projet de loi proposé ce printemps pour enrayer la prolifération de lois !
Si, si, une loi pour empêcher trop de lois que nul n'est censé ignorer ! Et une de plus !
Aux 9OOO lois et 120 000 décrets recensés en 2000, sont venus s'ajouter en moyenne, 70 lois,
50 ordonnances et 15 000 décrets par an…
Le code du travail comporte 2000 pages, le code général des impôts plus de 2500.
Que nul n'est censé ignorer ! Quel beau refrain.
Le plus touchant, ce sont les lois bien votées mais sans décret d'application. Chacun a retenu
"loi votée" et s'en persuade. Beau chausse trappe de la République.
Depuis 1981, 26 gouvernements, alors que le Président de la République n'a aucun pouvoir légal
de renvoyer un Premier Ministre. Les ministres durent 18 mois en moyenne, même pas un CPE.
Le gouvernement fait du "zapping" et nous faisons notre "zapping" électoral.
Pas de cap, pas de durée mais des lois et des lois alors que le parlement n'est pas considéré
comme l'un des arbitres de la société.

Dire que les Français pensaient que les Politiques et les Fonctionnaires ne faisaient rien !
Ce nettoyage de printemps arrive à point nommé.
Commençons par ces trois mots au dessus de nos bâtiments publics :
Liberté, Egalité, Fraternité qui n'ont existés que l'espace d'un printemps.
Aujourd'hui, plus personne ne se reconnaît dans ces mots, devenus vides de sens.
Voici ma proposition :
"Choix", car il exprime bien mieux la liberté, la liberté de choix.
"Voilà", car il exprime l'opinion émise sans contrainte, ni jugement à priori.
"Quoique", car il exprime le doute qui doit toujours exister avant une décision.

Les règles et règlements se doivent d'être détournés, car sinon, à quoi çà sert d'être Français ?
Mais j'avoue un faible pour cette pensée d'André Gide :
"Une trop grande liberté met la jeunesse dans l'impossibilité de désobéir. Alors rien d'audacieux
n'existe sans la désobéissance à des règles".
Quant à la fameuse révolution de 1789 qui nous cause tant de soucis, pourrions-nous préférer
les pavés de mots que représentent nos livres ?
La lecture a été inventée pour ceux qui ne savent pas écrire. C'est une des raisons pour lesquelles
les écrivains adorent les lecteurs.
Puisque nous savons presque tous lire (cela reste à vérifier), pourrions-nous avoir un Capitaine
à bord du navire France qui nous expliquerait les seules règles élémentaires que nous aurions
chacun sur notre livret personnel ?
L'Afrique, qui est notre berceau, nous apprend que toutes les étapes de la vie passent
par un rituel auprès de la communauté et quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle
disait Léopold Sédar Sengor.
Il y a sûrement beaucoup à apprendre de l'Afrique et des Africains.
La sagesse.

samedi, 14 octobre 2006

La tempête souffle. (en politique.)

"La tempête souffle et celle-ci nous dépasse.
Pourtant nos marins la redoutent mais font contre mauvaise fortune bon cœur.
Nous ennuyons-nous, comme le disait si bien Pierre Viansson Ponté en avril 1968 ?
En fait, c'est autre chose, de plus fort, de plus profond.
Nous n'avons plus d'idéal, de foi en l'avenir.
Il n'y a plus de cap comme il n'y a plus de capitaine.
Nous payons simplement les erreurs du passé. Rappelons-nous combien nous avons
en horreur les "tours et les barres" d'habitation. Pourquoi les avons-nous construites ?
Pourquoi une adresse "bloc IV, escalier 27" ? Pourquoi avons-nous tant créé de banlieues,
l'endroit exact où l'on met les gens "au ban" de la société à "une lieue" ? (ban lieue).
Nous avons tout essayé avec la politique : tout est du pareil au même, ne serait-ce que
parce que le budget de l'Etat ne permet qu'une toute petite marche de manœuvre.
"On a tout essayé" même les référendums.
Tout essayé sur la République, l'Empire, puis la République, au nom de la démocratie.
Rien ne marche et au bout du compte nous sommes toujours mécontents entre Français,
puis entre Européens.
La bonne question est de savoir : "sommes-nous bien démocrates" ?
Si nous voulons toujours rester en démocratie, il est intéressant d'envisager une profonde mutation :
un axe instituant des élections pour 10 ans, non renouvelables, pour tous les acteurs politiques :
président, gouvernement, députés, sénateurs, maires, conseillers régionaux, généraux…
Un cap, une mission et des résultats.
Seule la durée permettra d'atteindre les objectifs.
Point de querelle entre la Droite, la Gauche et tous les autres.
Ils sont tous animés du même désir de bien faire pour le bien commun.
Il est temps de penser que nous sommes sur le même bateau.
Ce qu'il nous faut, c'est un capitaine, respecté de tous, et que chacun soit à la manœuvre."
Sinon, d'autres s'en chargeront.

mercredi, 11 octobre 2006

Que le meilleur perde !

medium_Que_le_meilleur_perde.2.jpgHé, oui, c'est le titre d'un excellent ouvrage de Messieurs Frédéric Bon
et de Michel-Antoine Burnier, paru en 1986 aux éditions Balland.
Relisez-le, il n'a pas pris une ride.
Le réservoir à idées bouillonne dès que l'homme politique a la chance de perdre
car il n'aura pas à mettre ses idées en pratique, face à la résistance des hommes
et des choses. Tout se bouscule tellement au pouvoir.
Le pouvoir, finalement, c'est l'instabilité et les flèches empoisonnées
qui sifflent de tout bord. Dans l'opposition, l'homme politique peut satisfaire son ego,
car il est presqu'autant invité par les journalistes qui les trouvent plus décontractés.
Le pouvoir de critiquer et les week-ends prolongés en plus !
L'étrange, c'est la tétanisation dès que la victoire paraît. Ils en deviennent malades.
medium_Ces_malades_qui_nous_gouvernent.3.jpgJe vous recommande également un excellent ouvrage de Messieurs Pierre Accoce
et Pierre Rentchnick, paru en 1976 aux éditions Stock : "Ces malades qui nous gouvernent".
Edifiant : Staline, Roosevelt, Churchill étaient bien malades pendant les accords de Yalta,
mais aussi Hitler, Franco, Kennedy…Pompidou, Mitterrand…
Pas un ne pense à lui, à sa santé, ni à démissionner. Leur courage dans la détresse est touchant.
Cette abnégation nous touche profondément et nous désole tout à la fois.
Nous avions délégué le pouvoir, pas la souffrance. Finalement, il aurait mieux fallu qu'il perdent,
leur vie aurait pu être sauvée.
Que les hommes politiques malades perdent, tandis que les autres feront rempart de leur corps,
pour que les flèches ne nous atteignent pas !
Quelle est donc cette motivation des hommes politiques ? Les caisses sont vides, la dette
est explosive, les grenades sous le plancher, et tous se précipitent.
Sommes-nous donc si passionnants ?

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