dimanche, 05 avril 2009

Mille milliards de dollars.

C’est la valse à 20 000 temps du « G 20 » mondial qui vient de trouver la malle aux trésors.
Imaginez que tout cet argent était là, sous nos pieds, quelque part à Londres,
et que nous laissions tant de malheureux sur le bord de la route.
La fête fut si rapide qu’il n’a pas été indiqué si ces milliards étaient pour chaque personne
ou pour chaque pays.
Il faudra attendre la suite du feuilleton, l’année prochaine, lors du G 21, pour ouvrir une autre malle.
Chaque pays aura le droit de participer et la plus grande malle sera retenue.
En fait, il faudrait organiser le « G de tous les pays du monde » et là, nous trouverons
beaucoup de fois « mille milliards de dollars ».
En nous y mettant tous ensemble, nous pourrons aussi retrouver les trésors des pirates
qui ne profitent à personne, notamment celui de Rakham le rouge.
Depuis 1929, nous avons fait beaucoup de progrès puisque les dirigeants ne meurent plus
en tombant du haut des immeubles grâce à de merveilleux parachutes dorés sur les bords
et bien argentés sur le dessus.
Maintenant que nous avons pu vérifier l’efficacité de ces parachutes, il convient d’en équiper
chaque habitant de la planète. Les milliards, nous savons maintenant comment les trouver.
Changer de siècle et de millénaire était donc la solution efficace.

lundi, 23 octobre 2006

Un homme tatoué !

medium_Homme_tatoue..jpgEtait-ce un Corsaire, un Pirate, échappé d'une bataille en Penfeld ?
Je sais qu'il avait un gros tatouage sur le bras et qu'il était coiffeur.
Coiffeur dans une baraque, sur le terrain vague, qui ne s'appelait pas "Square Kennedy".
Sa boutique ressemblait à un bateau renversé dans lequel il y avait un capharnaüm.
Je le sais, c'était "mon" coiffeur.
Je n'étais pas bien fier car je m'imaginais toutes les batailles qu'il avait dû engager.
Un tatouage, en ces temps-là, ce ne pouvait être que pour un Corsaire ou un Pirate, n'est-ce pas ?
La tondeuse, les ciseaux et le rasoir me faisaient penser à des armes redoutables.
Pourtant, il avait l'air gentil. De ses lointaines conquêtes, il avait ramené un cheval de bois
sur lequel il m'asseyait en me recommandant de bien tenir les rênes. C'est le moment où j'étais sage.
Jamais il ne m'a fait de mal, pas même avec le peigne.
Mais pourquoi donc mon coiffeur, dans une baraque, sur un terrain vague, avait-il un tatouage ?
Ma petite amie de l'époque, me disait qu'il réparait les poupées !
Cà, je ne l'ai pas cru. Pas un Corsaire, ni un Pirate !
Et pourtant, c'était vrai, car elle m'a montré sa poupée toute réparée.
En ces temps-là, il y avait des baraques, un coiffeur, un cheval de bois, un mécanicien des poupées,
mais point de Corsaires ni de Pirates.
Juste un tatouage qui m'a beaucoup impressionné.
Je n'ai jamais su ce qu'il représentait car je fermais les yeux quand son bras s'approchait.
Un jour, la baraque brûla. Sûrement le méfait d'un méchant pirate.
L'odeur du bois et du papier goudronné mêlés me reste toujours en mémoire.
Aujourd'hui, je n'ai plus de coiffeur, plus de baraque, ni de cheval de bois, mais un jardin.
Qu'est donc devenu mon coiffeur ? Si je le retrouve, je lui dirais que je n'ai plus peur
et que c'était un très gentil coiffeur qui n'était peut-être ni Corsaire, ni Pirate.
Et que fait-on pour les poupées, maintenant ?