jeudi, 02 août 2007
An 2000, retour vers le passé !
Quelle est la commune, la ville qui n'a pas son album de
cartes postales anciennes, sa rénovation de centre-bourg
ou centre-ville avec des petits pavés "à l'ancienne (venant de Chine)
et ses poteaux et plots en remplacements des trottoirs ?
Le Moyen Age fait irruption en force et semble s'installer pour longtemps.
Nous retrouvons toujours les mêmes qui tiennent "le haut du pavé",
et les autres qui sont en bas du ruisseau.
Pour habiller le tout, les fêtes Médiévales fleurissent à qui mieux mieux.
Pourrions-nous visiter une commune qui ne soit pas retournée au passé ?
Pendant ma jeunesse, nous rêvions du futur, du progrès et de l'An 2000.
Sûrement pas du Moyen Age.
La machine du temps semble avoir des ratés
Nous n'avons plus d'avenir et le présent nous ennuie prodigieusement.
Nous avons juste les élections de temps en temps pour nous occuper.
La "vieille Europe" a de bien vieilles idées ou plutôt, plus d'idées du tout.
La "patrimoine" nous permet de sacraliser l'existant pour ne point créer.
Notons que nombre de constructions anciennes tant vénérées, n'auraient
pas le fameux "permis de construire" à l'emplacement ou elles sont,
ni les volumes. Si d'ailleurs, nous voulons construire "à l'ancienne",
nous n'en avons pas le droit non plus.
La solution trouvée est de construire du laid puisque tout autour, il sera
possible de construire du laid.
Avec tous nos moyens techniques, cela relève de l'étrange.
12:40 Ecrit par Auffret | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : An 200, Passé, Moyen-Age
mercredi, 04 juillet 2007
Et dire que l'An 2000, c'est déjà du passé !
Notre futur inatteignable est passé bien vite, telle une comète.
L'An 2000, c'est vieux, c'est du passé.
Où est parti notre avenir ? Dans le présent ?
Que nous étions beaux à chanter à l'unisson : "A l'aube de l'An 2000" !
Chacun connaissait les couplets et même le refrain.
Le pays était rassemblé vers cette ère nouvelle, pleine de promesses merveilleuses.
En l'An 2000, ce serait le bonheur ! Chacun s'aimerait, aurait un toit, un travail…
Nous avions bien fait d'attendre cet instant magique que tous convoitaient.
Dire qu'en l'An 1000, les peuples prirent peur et pensaient à la fin du monde.
Leur ignorance crasse nous répugne, nous, qui, grâce à la connaissance et au progrès
sans cesse accru, allons vers la félicité éternelle.
En l'An 2000, nous avons crié : "Même pas eu peur" !
Aujourd'hui, parler de l'An 2000 vous fait rejoindre les années lumières en marche arrière.
Qui osera crier le premier : "A l'aube de l'An 3000 ?
Pour le moment, la règle est plutôt : "Ni passé, ni futur, juste l'instant".
12:14 Ecrit par Auffret dans Humeurs, Humour, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : An 2000, passé, futur
samedi, 30 juin 2007
Pourrait-on m'appeler "Français" en Bretagne ?
Français, juste Français, d'un pays qui s'appelle "France".
Tous mes papiers officiels me disent cette nationalité et je la respecte.
Depuis 1491 il en est ainsi, puisque que la Bretagne a épousé la France.
Voudrait-on que Charles VIII et notre bonne Duchesse divorcent ?
Certains sont bilingues, d'autres aimeraient être bi-nationaux,
ou même que Français. Avons-nous le choix ?
S'il faut être né en Bretagne, penser Breton pour vivre en Bretagne,
il faut le dire. Il faudra, peut-être, cesser d'être Français aussi.
France, fais attention à toi, certains sont plongés, dans les abîmes du passé
Pourtant, ce sont les mêmes qui déclaraient "plouc" de parler breton,
il y a quelques années.
"Ô fier Sicambre, tu adores ce que tu as brûlé,
et tu brûles ce que tu as adoré".
Les bretons s'ennuient, ne trouvant leur vérité et se plongent dans
les racines de l'autrefois qui les enserrent telles des lianes de la jungle.
N'ayant plus beaucoup de présent, ils en oublient l'avenir.
Faudra-t-il leur dire un jour que les "anciens" étaient tous des "modernes",
abandonnant bien vite une coutume pour une nouvelle ?
Aujourd'hui, il faut bien comprendre qu'une tradition est une modernité qui a réussi.
Certaines réussissent, d'autres meurent ou renaissent, mais toutes sont
en mouvement. Nous avons bien su abandonner le carnaval, pourtant festif,
nous pourrions aussi nous débarrasser d'autres traditions pour en inventer de nouvelles.
Inventer, quelle belle affaire et que de projets modernes !
Si nous voulons bien passer la porte du XXI° siècle et du 3° millénaire, pourrions-nous
ôter la redingote du Moyen Age ?
Pouvoir me faire appeler "Français" en Bretagne serait déjà un chemin.
14:25 Ecrit par Auffret dans Bretagne, Histoire, Humeurs, Humour, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bretagne, France, Bretons, traditions, Coutume, langues, passé
samedi, 26 mai 2007
Le futur, c'est du présent en rupture de stock.
Le présent n'est jamais très content car dès qu'il se nomme de son vrai nom,
il se fait appeler "passé" ou "futur".
Avouez qu'il est vexant de n'exister que l'espace d'un présent.
Et encore, quel présent ? tout juste le moment fugace !
Même la rose qui ce matin avait éclose dure plus qu'un présent.
Elle a connu le matin frais, la journée ensoleillée et la vesprée.
Le présent sait très bien qu'il ne peut être "passé" car il est bien présent au bon moment.
Mais que faire du présent qui dure trop longtemps ?
Durer encore plus longtemps afin que le temps s'arrête sur le présent ?
Ce plan du présent est bien celui du collégien qui se méfie du futur travail présent.
Le présent obéit à la saine loi du temps qui fait que ni passé ni futur n'existent sans lui.
Le présent est tout dans l'Univers.
C'est aujourd'hui et sûrement pas demain.
D'ailleurs, qui sait ce que demain est ?
Le présent est source de toute chose et c'est pour cela que je l'aime bien.
Présent, je t'obéis en tous lieux et en tout temps.
Tu es toujours là au rendez-vous et jamais tu ne trahis quiconque sauf quand ton présent
veut dire "à bientôt" et que nous avons bien de la peine à te comprendre ce jour-là.
Toi qui es toujours présent à chaque instant, pourquoi ne t'absentes-tu pas quelques secondes
afin que notre être cher en réchappe ? Quelques précieuses secondes de ton temps présent !
Présent, je t'aime bien mais si tu dois durer tout le temps, je préfèrerai que ce soit devant
une glace à la pistache.
Mais comment donc vais-je faire pour grandir si ce présent s'obstine à rester présent ?
Aujourd'hui, çà m'arrange puisque c'est dimanche.
Présent, pour ton destin, je te le dis : tu fais une trop grande indigestion de présent,
et sans t'en apercevoir, tu vas t'appeler "hier" ou "demain". Le sais-tu ?
Je ne sais même pas si on te demandera ton avis.
Tu as bonne mine en disant que tu es le présent d'hier, surtout qu'un autre présent
a pris ta place de demain.
Présent, reste bien avec nous mais méfies-toi, tout de même, de ne pas être en rupture de stock.
Tes compagnons sont "juste un instant" et "le futur est à moi".
A vous trois, vous me constituez un univers fantastique.
Mais, le présent, est un moment inoubliable.
Merci l'instant du présent qui me dirigera vers le futur.
Il suffit d'attendre la rupture de stock de mon ami le présent.
Demain, je serai présent pour te vivre chaque moment.
15:46 Ecrit par Auffret dans Humeurs, Humour, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Présent, futur, passé
samedi, 31 mars 2007
Jeanne d'Arc et les élections.
Puisque Jeanne d'Arc semble revenir au box-office de la politique, serait-il permis de rappeler que l'étendard pour lequel elle était fidèle était blanc avec une fleur de lys. Nulle question de bleu ni de rouge. Certains veulent faire leur campagne à cheval, d'autres en tracteur. Peu importe, pourvu que le char de l'état soit bien conduit. Gamin, mes héros étaient dans le futur. Le XXI° siècle semble être celui du passé. Restons au présent pour une fois.
18:46 Ecrit par Auffret dans Humeurs, Humour, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Jeanne d'Arc, présent, passé, avenir, fleur de lys









