mardi, 07 novembre 2006
Route du Rhum. Arrivée arrosée.
Comme à l'accoutumée nous nous attendions à suivre
notre traditionnelle "Route du Rhum", tranquillement
à la maison, devant la télévision avec nos chaussons
et un gentil verre de rhum pour encourager les concurrents.
Grosse déception dès le départ : la traditionnelle tempête
qui mettait son grain de sel (de mer) en mettant une jolie pagaille
de St Malo à Ouessant, a eu lieu une semaine auparavant.
Plus aucun chavirage au journal de 20 heures et rien
à ne se mettre sous la dent du côté de Kerlouan.
Spectacle de mer d'huile, nous avons repris une petite rasade de rhum.
On nous a tout changé dans cette course puisque maintenant,
la "route" s'appelle "l'autoroute du rhum" !
Sur la route, il est facile de faire la petite halte salvatrice près du fossé,
mais sur l'autoroute, tout devient très dangereux.
Certains disent que les skippers de monocoques étaient persuadés
de barrer un catamaran, et ceux qui étaient sur un catamaran
se sont vus sur un trimaran. Dangereux le rhum sur l'autoroute.
Ce qui devait arriver arriva : Lionel Lemonchois fête "l'ivresse de la victoire" !
Combien de coques, sur son bateau ?
Certains pensent qu'avec tout ce rhum, quelques-uns ont pris un raccourci.
Allez savoir ce qui se passe la nuit. Si certains chavirent, on saura pourquoi.
Dans le Télégramme du mardi 7 novembre 06, page 10, nous avons déjà l'exemple
d'un automobiliste ivre et à contresens sur la voie express. (avec du rhum ?)
Eric Tabarly avait déjà pris la route du rhum à contresens.
Elle ne s'appelait pas autoroute, il est vrai.
Vu les vitesses actuelles, ne conviendrait-il pas de confier ces engins à voile
à des pilotes d'avion, puisqu'ils veulent à tout prix décoller ?
Ce qui me chiffonne, toutefois, c'est que, bien calé dans mon fauteuil,
je n'ai pas vu le gagnant boire du rhum mais du champagne !
Pas très rassuré du contenu, il la secouait comme un beau diable
pour qu'il n'y ait plus rien à boire. Sûrement une bouteille à la mer.
18:50 Publié dans Bretagne , Humeurs , Marine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Route du rhum, autoroute, rhum, champagne
lundi, 23 octobre 2006
Route du Rhum et élections Présidentielles.
Ils ont tous validé leur parcours de qualification
et attendent sagement, soit au port, soit à la TV, l'heure de la délivrance.
La course, la campagne peuvent commencer.
Pour un peu de Rhum, ils affronteront les tempêtes
et les courants changeants, du "Gulf Stream au "Clearstream".
La fatigue et les mains endolories sont leur récompense.
Toujours à la barre, soit à gauche, soit à droite, mais toujours devant l'autre.
Abandonner ? Vous n'y pensez pas, sinon par chavirage ou trahison technique.
Pourtant, ils savent tous qu'il n'y en aura qu'un seul à l'arrivée.
Pourquoi donc les autres courent-ils ?
Pour trinquer avec un verre de rhum, assurément.
Et si le premier arrivé en Guadeloupe était nommé "Monarque Républicain" ?
Nous aurions gagné beaucoup de temps.
Un marin à la barre du navire "France" pour naviguer sur cette planète "Terre".
nous éviterait des campagnes électorales bien éprouvantes.
Un "Spi" peut exploser mais notre dette explose à 1000 milliards d'euros,
les creux des vagues sont impressionnants, mais que dire de notre trou
de la Sécurité Sociale ?
Une chose est sûre, nos vaillants marins n'auront pas à bord leurs "amis de 30 ans".
Un homme, un bateau, l'océan et bientôt un petit verre de rhum..
14:30 Publié dans Marine , Politique , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Route du Rhum, voile, élections
dimanche, 22 octobre 2006
Prière à mon "vit de mulet".
Ayant lu dans "le Monde 2"du 20 novembre 04 que le "skipper" Jean-Pierre Dick faisait pendant
la course du "Vendée Globe Challenge, une prière à son "vit de mulet" (pièce métallique qui permet
à la baume de pivoter sur le mât), j'ai aussi fait une prière pour le "vit de mulet" de Jean-Pierre Dick.
En cette période de la "Route du Rhum", il serait prudent de transmettre cette prière à tous
les skippers qui vont affronter les terribles tempêtes.
Prière à mon "vit de mulet fatigué".
Ô mon cher "vit de mulet", je ne m'étais jamais rendu compte combien tu comptais pour moi.
Aujourd'hui toutes mes pensées vont vers toi alors que je t'avais bien négligé au profit de la
table à carte et de mes sandwiches.
Je le confesse et je te demande humblement pardon.
J'ai un peu trop caressé la coque, flatté les voiles et remercié mes sponsors !
Aujourd'hui je me souviens mieux de ton étreinte fantastique avec Dame la baume.
C'était au port et tous les amis étaient là pour communier à l'harmonie de la rencontre
de ton phallus vaillant et de la Dame fière et aimante à la fois.
Je vous savais heureux et je suis part vaquer à mes occupations.
Aujourd'hui, je prends conscience de ma négligence envers vous et vous crie mon désarroi :
"un vit de mulet vous manque et tout est dépeuplé" !
Votre couple est le moteur de ce bateau conçu pour connaître l'ivresse de la victoire.
Je m'aperçois humblement que je ne peux rien sans vous.
S'il te plait, gentil petit "vit de mulet", pourrais-tu faire un effort pour que nous puissions gagner,
s'il te plait, gentille petite baume de mon cœur, pourrais-tu réconforter ton compagnon?
Moi, de mon côté, je vous propose un tour du monde pour voyage de noces avec la gloire
et les honneurs à l'arrivée, du champagne coulant à flot sur votre corps.
S'il vous plaît, pouvez-vous essayer ?
Il serait navrant de penser que les voiles deviendraient de vulgaires chiffons, le gouvernail,
un simple bout de bois, l'électronique, un écran pour jouer aux cartes avec de sinistres inconnus
et notre coque conçue pour fendre les flots, une coque de noix.
Il faut penser aux nombreux terriens qui ont contribué à notre aventure.
Je ne voudrais pas devoir vous attacher au "poteau noir", planté au milieu de l'océan
pour punir les voiliers récalcitrants.
Nous valons mieux que çà !
Seuls, nous ne sommes rien mais si nous sommes nombreux et que nous nous aimons,
tout peut arriver.
Je peux te dire, gentil petit vit de mulet" que je t'aime très, très fort.
Je pense à toi à chaque instant et tu es dans tous mes rêves, mes pensées, mes prières.
Si vous êtes d'accord, je vous promets de faire des efforts :
ne plus pisser par-dessus bord car je crois que cela vous insupporte,
ne plus jurer contre le sort et ses "putains" de vagues qui m'aspergent,
ne plus surfer à mort sur les vagues dures.
Qu'en dîtes-vous ?
En plus, je vous promets de proclamer à tous mes copains les voileux, de toujours
avoir une pensée affectueuse auprès de leur "vit de mulet", sans oublier
d'honorer "Dame la baume".
Ma prière m'a apaisé et je sens que vous m'avez écouté.
L'architecte me l'a bien dit : "Ici, tu as le meilleur puisque les sponsors me l'ont demandé".
Maintenant que j'ai fait ma prière, je vais manger un bonbon !
17:35 Publié dans Bretagne , Humeurs , Marine , Pensées poétiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : courses en mer, route du rhum, voile








