vendredi, 18 juillet 2008

La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent*.

Eternellement les marins se rappellent qu'ils sont terriens.
L'imaginaire leur appartient puisque l'aventure se love
au creux de chaque vague, toujours changeante.
Ivresse du développement de soi parmi le danger tellement sûr.
Nul besoin de savoir nager pour embarquer ses rêves.
Le marin n'est qu'une quête vers l'au-delà, déléguée par le terrien.
Le marin rêve à ce que fait le terrien tandis que le terrien rêve au marin.
Ensemble, ils forment une belle chaîne humaine.
Monter à bord, voilà l'aventure.
Tout s'apprend, même la découverte d'un soleil couchant.
L'important, c'est de partir, partir pour revenir toujours.
Revenir sera un éternel abandon de rêves pour un bonheur que trop connu.
Laissons donc, nous terriens, le rêve aux marins.
Ils nous offriront des perles d'embruns et cette plénitude d'un homme retrouvé.
Nous avons donc tous à y gagner.
Mais n'oubliez jamais qu'un port assassine des rêves.

*Bernard Giraudeau.

samedi, 22 décembre 2007

Peut-on cloner la Terre ?

72558740a2a9055beed2da102890065f.jpgLa planète terre est à la recherche de sa sœur jumelle.
Du grand télescope juché sur la Lune, la Terre scrute en vain son espoir.
Quelle fébrilité engendrée pour une quête si vaine.
La Terre nous dit qu'elle n'aura de cesse de retrouver son ego afin de vérifier
comment elle fût avant que ce soi-disant progrès ne vienne tout modifier.
Retrouver les 5 continents vierges de toute transformation humaine pour retrouver ses repères.
Comment se prélassaient donc les méandres des fleuves, des rivières ?
Quelle nature se trouvait sous les villes, sous les zones industrielles, les autoroutes ?
(Alphonse Allais n'a rien découvert du tout, les villes ont toujours été construites à la campagne.)
Regarder, ne serait-ce qu'une fois cette Terre qui était la nôtre avant l'invention de la guerre.
Une Terre sans frontières sur laquelle le vent ne rencontre que les arbres et les cimes.
"Le parler" des animaux se mêle au bruissement des cascades.
La pluie, le froid, la neige, considérés comme bénéfiques autant que le soleil.
Nul bruit, nulle pollution encore.
Si nous retrouvons notre sœur jumelle, cette fois-ci, nous l'appellerons "Mer" car 80% de mer
ne mérite pas le nom de "Terre".
Nous découvrirons cette mer qui nous fait tant de frayeur, à part y tremper ses orteils.
Si elle est si importante, c'est quelle doit regorger de richesses. S'en servir de moyen de transport
ne suffit pas, elle mérite mieux.
Soyez prudents quand vous découvrirez cette "Mer" car la stupeur, la rage et la hargne vous envahiront.
Chacun voudra reconnaître son petit "chez soi" et pleurera toute une année.
Chez "les autres" ce ne sera guère mieux et tout le monde pleurera.
Ce jour là, peut-être, nous envisagerons de penser ensemble pour que cette Terre ressemble
enfin à cette Mer qui nous a tant impressionnée.
Un jour, du grand télescope juché sur la Lune, quelqu'un criera : "Mer".
Il faudra être prêt car nous ne la reverrons pas plusieurs fois.
Il est trop tard pour cloner la Terre, nous ne construirions que du gâchis.
Pourtant, cloner la Terre était peut-être une bonne idée, autrefois.
Nous aurions fait beaucoup d'heureux.
Rendez-vous donc au grand télescope juché sur la lune.
Un jour…

mercredi, 04 juillet 2007

Mer, terreur et fascination.

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PRÉFACE :

« Mer, terreur et fascination », aura sans doute une longue vie, plus longue que celle d’un saumon, aussi longue que celle de Kalîla wa Dimna nommé également Fables de Bidpaï, une compilation de fables indiennes traduites en arabe par Ibn al- Muqaffa vers 750. Kalîla et Dimna, sont deux chacals, héros de ce recueil destiné à l'éducation morale des princes, qui inspira La Fontaine pour ses fables : Le chat, La belette et le petit lapin, Le chat et le rat, Les deux pigeons, La laitière et le pot au lait…

La seule ressemblance entre Xavier Huon et Ibn al-Muqaffa c’est d’avoir fait, l’un et l’autre, de l’espèce animale les seuls protagonistes exprimant leur conception du pouvoir et de la conduite que les hommes devraient adapter sur terre pour assurer leur salut. Des loups pour l’un, un saumon pour l’autre et nous voici dans un univers presque parallèle au nôtre où l’imagination et le savoir sont rois.

« Mer, terreur et fascination », suppose une parfaite connaissance du monde marin que seuls les pêcheurs avertis et accoutumés aux veillées nocturnes, aux habitudes de ces poissons que la majorité des hommes ne connaissent que frits ou en tagine. Un saumon, une truite, un loup de mer ou une dorade ne sont pas des ânes aquatiques. Des fois leur intelligence nous dépasse. Et vous resterez là avec votre canne à pêche à les regarder tourner autour de l’appât sans y toucher. C’est à se demander s’ils se payent nos têtes, « pois sont » qu’ils sont.

Xavier Huon s’inspire du réel, du quotidien des hommes, des habitudes des continents et de sa connaissance de la vie marine. Le héros est un jeune saumon en apprentissage. Il s’aventure d’abord pour connaître le territoire d’à côté et il s’en sort indemne. Le grand voyage vient ensuite où dangers, curiosités, rencontres apportent des connaissances géographiques, historiques, scientifiques qui évoquent d’importants problèmes liés à notre époque.

C’est avec beaucoup d’humour que l’auteur fait une approche de la politique internationale avec toutes ses « tentacules » ; racisme, xénophobie, terrorisme, immigration…

Mer, terreur et fascination contient tous les ingrédients d’un roman d’aventure. La distraction et le plaisir de l’évasion ainsi que l’information et l’éducation du héros et du lecteur. L’idée est géniale, car le risque est propre à l’homme, j’allais dire ! Mais non, le saumon héros lui aussi adore le risque. Il est courageux et possède un grand cœur qui déborde d’amitié, de générosité et d’humanité.

Xavier Huon n’agit pas seulement en romancier mais il le fait aussi en poète. Et nous aurons l’occasion d’assister à l’étreinte des bateaux, aux fêtes des crevettes, aux prières des poissons …

« Dire que c'est la Mer, oui ! Dire que c'est une Terreur, sûrement ! Dire que c'est une Fascination ? Pour le moment, c'est pour les autres qui sont près de la terre. » C’est Ainsi que parla le saumon héros avant de prendre en main son destin et parcourir les mers et les océans pour la destination que vous découvrirez par vous-mêmes en tant que saumons lecteurs ou lecteurs saumons en aval ou en amont.


- ABDELOUAHID BENNANI, poète

http://www.millepoetes.com/index.php?cPath=33&osCsid=ea1abcf4f8cfe3acf3a1d439d46314d0

mardi, 03 juillet 2007

Les îles sont les enfants de la Terre.

medium_ouessant.jpgDevenues suffisamment grandes mais pas encore adultes, les parents ont dit : Ouste, allez jouer dehors ! Il ne fallait pas le dire deux fois. Les îles s'en sont allées à la dérive. Elles sont parties à plusieurs pour surveiller la Terre et les parents. C'est bien d'une île que l'on observe mieux la Terre qui paraît bien isolée. Alors, depuis, elles flottent au gré du courant et des vents. Voyage continu et varié sous les 4 saisons de la journée. Ne regardez pas sous nos jupes, il n'y a rien à voir, sinon que nous venons bien de la Terre ! Observez les grandes personnes fort sérieuses qui viennent nous voir à la belle saison, elles redeviennent des enfants en notre compagnie. Enfin, seules celles qui ont été des enfants. Les autres, nous les reconnaissons très vite : Elles ne connaissent pas les "gros mots" mais les comprennent très bien. L'été, nous avons beaucoup de visites mais rarement l'hiver quand nous devons affronter les frimas et les tempêtes. . Qui pense à nous, alors que nous sommes vos enfants ? Nous travaillons dur pour résister et tenir bien droit ces phares qui guident les cargos du monde entier, venus vous apporter du confort. (votre café, votre thé...) Venez nous voir cet été, mais ne nous oubliez pas pendant l'hiver. Nous aurions envie de nous rapprocher de la Terre. Qui gagnerait ?