lundi, 06 avril 2009

Et les pavillons de complaisance* ?

Le monde international de la finance est vraiment touchant en voulant reconnaître
si vite toutes les erreurs accumulées. (voir le G 20, à Londres).
Avouer ses fautes tous ensemble est plus facile qu’individuellement.
Une très grande erreur collective et internationale vogue allègrement sur la planète :
les « pavillons de complaisance » qui permettent aux armateurs et aux pays de déclarer
les navires ou bon leur semble, y compris dans des pays non maritimes.
Ainsi, les équipages peuvent être disparâtres à souhaits, y compris les langues, les formations,
les salaires, les charges sociales et taxes diverses…
De temps en temps, ce monde « pirate » et non « corsaire » fait son mea culpa lors d’un naufrage
dramatique mais repart de plus belle à la conquête, non du monde, mais du profit.
Ce sont ces mêmes financiers en culotte courte qui poussent la vapeur des machines.
« Wall street » veut bien dire « la rue du mur ». Oui, après avoir voulu foncer dans le mur,
nous sommes en plein dedans. Le mur de l’argent, bien évidemment.
Si le « G 20 » espère remettre la planète en ordre de marche, il convient de vérifier si nos navires
ne vont pas heurter de plein fouet les quais de New York et s’échouer devant le mur de « Wall street ».
Il faudrait tout rebâtir, une fois encore.
Notre « petite planète », comme nous aimons à dire tendrement, est composée de 80% de mer.
Et si nos pensions à nos marins avant de penser à nos côtes ?


*Pavillons de complaisance » : faculté d’inscrire les navires dans un autre pays que le sien
afin de payer au minimum, salaires, charges sociales et taxes comme au temps des pirates.
Ceci engendre beaucoup de frustrations pour les marins, mais aussi, des billes de bois, des conteneurs,
des dégazages en mer, sans compter les naufrages.

vendredi, 18 juillet 2008

La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent*.

Eternellement les marins se rappellent qu'ils sont terriens.
L'imaginaire leur appartient puisque l'aventure se love
au creux de chaque vague, toujours changeante.
Ivresse du développement de soi parmi le danger tellement sûr.
Nul besoin de savoir nager pour embarquer ses rêves.
Le marin n'est qu'une quête vers l'au-delà, déléguée par le terrien.
Le marin rêve à ce que fait le terrien tandis que le terrien rêve au marin.
Ensemble, ils forment une belle chaîne humaine.
Monter à bord, voilà l'aventure.
Tout s'apprend, même la découverte d'un soleil couchant.
L'important, c'est de partir, partir pour revenir toujours.
Revenir sera un éternel abandon de rêves pour un bonheur que trop connu.
Laissons donc, nous terriens, le rêve aux marins.
Ils nous offriront des perles d'embruns et cette plénitude d'un homme retrouvé.
Nous avons donc tous à y gagner.
Mais n'oubliez jamais qu'un port assassine des rêves.

*Bernard Giraudeau.