mercredi, 29 octobre 2008
Quand la nostalgie nous tient !

Les plaques d'immatriculation des voitures vont changer et abandonner
le numéro des départements au premier janvier 2009.
Ce changement semble faire plus d'émoi que la mondialisation, les délocalisations
et le sort de la planète.
Ciel ! personne ne saura d'où je viens et moi, je ne saurai pas où je suis.
Ce changement semble une atteinte à l'identité personnelle.
Il est curieux de constater que cette nostalgie subite s'appuie sur le mot "département"
qui est le symbole même du pouvoir central, bien centralisateur.
Les girondins seraient-ils devenus jacobins ?
"Diviser pour régner" reste toujours la devise à la mode afin d'éviter toute région trop forte.
En fait, ce ne sont pas les plaques d'immatriculation des voitures qu'il faut changer
mais bien abolir les départements et réunir les budgets départementaux et régionaux.
Au lieu de crier contre les gouvernements qui n'en peuvent plus, unissons nos efforts
pour une meilleure visibilité et une grande économie d'échelle.
L'Europe est "régionale", encore faut-il qu'il y ait des régions de taille européenne.
Voyager avec son "numéro" à l'arrière de sa voiture ne fait que dire :
"tiens, celui-ci n'est pas d'ici", c'est donc un étranger.
France Télécom nous a habitués à d'autres numéros que ceux du département
et nous n'avons rien dit. Les opérateurs du téléphone portable ont su, avec sagesse,
se débarrasser de cet encombrant "territoire".
A l'heure de l'Europe, nous avons bien besoin de nous appeler "Français",
alors que le département fleure bon le sous-préfet aux champs.
"Big brother" nous traque allègrement chaque jour, essayons cette liberté d'être
nous-mêmes, sans le regard oblique et soupçonneux.
Aujourd'hui, l'Etat nous annonce que nous aurons la possibilité d'installer
un numéro "faux" sur les plaques. D'emblée, je choisi le numéro "OO".
Venir de nulle part pour aller vers l'inconnu est un délice rare.
12:55 Ecrit par Auffret dans Humeurs, Humour, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Départements, plaques d'immatriculation, Jacobins, Girondins
vendredi, 25 janvier 2008
Supprimons les départements !
Nous avons supprimé le cheval, unité de mesure pour délimiter un territoire administratif car il fallait bien rentrer chez soi, le soir. Ce moyen de locomotion avait bien des avantages et préservait la vie des gens, les collisions étant fort rares et les radars inutiles. Puisqu'il faut aller vite, nous pouvons aisément aller au Conseil Régional dans la même journée, trains et TGV aidant. Il est cocasse de constater que chaque budget départemental dépasse de beaucoup le budget global de la région dans laquelle il se trouve. Soit la région est de trop, soit les départements freinent le char de la région. Quant au char de l'Etat, il en perd son latin. Nous aimons beaucoup les honneurs mais nous nous méfions de la commune d'à côté, du département limitrophe et de la région itou. Diviser pour régner et gaspiller, telle semble être notre devise. Imaginons un seul instant que tous les budgets départementaux soient réunis avec celui du conseil régional : quelle meilleure lisibilité et que d'économies d'échelle ! Le mot "département" n'a jamais intéressé un industriel ni un touriste. Ai-je bien les équipements dont j'ai besoin et le paysage est-il à ma convenance ? Recherchons-nous le "département" dans les pays que nous visitons ? Voyager en France avec son "numéro" à l'arrière de la voiture ne fait que dire : "tiens, celui-ci n'est pas d'ici", c'est donc un étranger. Le téléphone indique d'emblée que vous êtes en "province". La Poste s'en mêle avec les codes postaux. Jusqu'où irons-nous ? Avons-nous les moyens de nous diviser de la sorte, sommes-nous si riches ? A l'heure de l'Europe, nous avons bien besoin de nous appeler "Français", alors que le département fleure bon le sous-préfet aux champs. Concentrons nos moyens et nos énergies et libérons-nous d'un carcan administratif. Le département est l'arme suprême du jacobinisme français. Pour les nostalgiques, nous pouvons revenir au cheval. C'est un principe de précaution qui sauverait bien des vies. *Dans les années 1970, la Poste avait inventé le "demi département" en divisant le Finistère en "29N" et "29S". Il ne manquait plus que le "29O" et le "29E". Avec un peu d'effort, on aurait pu instituer en plus le "29Terre" et le "29Mer". Nos petits enfants auraient corsé l'affaire avec le "29NO" et le "29NE". Et les îles, ne méritent-elles pas une portion de département ?
14:20 Ecrit par Auffret dans Humeurs, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Départements, cheval










