samedi, 05 mai 2007

Il est 20 heures, Monsieur Nicolas, Madame Ségolène !

C'est l'heure à laquelle votre couple va se séparer,
ainsi veulent les Français et la constitution.
Vos fiançailles furent tumultueuses et vous aviez
bien du mal à vous retrouver sur le territoire France.
Avouez que vous vous êtes plutôt croisés, qu'aimés.
Votre ardeur à nous convaincre que vous étiez le couple idéal
nous a plutôt convaincu qu'il fallait raison garder.
C'est ainsi que nous vous prévenons que votre couple
commencera par un divorce nécessaire.
A l'heure des couples décomposés/recomposés, une retraite solitaire
nous paraît indispensable pour une réflexion salutaire.
Nous seuls, avons la clef de votre devenir et faire en sorte que la bobinette cherrera.
La démocratie sait inverser les rôles, pour une fois.
A 20 heures, donc, il sera minuit, comme dit notre bon Docteur Schweitzer.
Vous découvrirez notre secret, puis notre esprit retors, aux législatives,
car nous avons aussi aimé d'autres prétendants.
Vous pensiez connaître les Français, mais sachez que nous sommes ingouvernables.
Pourquoi tant d'ardeur à se précipiter si nombreux à la fonction suprême ?
Nous ne sommes pas un cadeau, sinon que pour nous-mêmes.

jeudi, 19 avril 2007

"Star Ac" au bureau de vote.

Nous voici équipés de jolies boites électroniques avec lesquelles il faudra taper sur 12 cymbales au choix.
Une seule donne le son juste. Dilemme.
A l'issue de ce joyeux tam-tam au plus profond de la France, sans oublier les dom-tom, l'écho aura la politesse de nous indiquer les 2 nominés.
Ensuite, une nouvelle répétition nous permettra de produire une musique parfaite, afin qu'un nouveau Bison futé soit chargé de conduire le char de l'Etat, le plus haut possible sur la montagne.
Notre horizon sera dégagé et nos bronches s'en trouveront mieux.
Une "Star-Ac" tous les 5 ans, c'est comme participer aux jeux olympiques. L'important, c'est de participer.
Nota : les cymbales situées au centre sont les mieux accordées.

mercredi, 11 avril 2007

Course en sac.

medium_Course_en_sac..jpgPuisqu'il paraît que la campagne électorale a commencée avec ses règlementations,
nos candidats se sont enveloppés dans leurs beaux costumes du dimanche
afin de nous séduire, plus que de nous convaincre.
La République, bonne fille, a offert un grand sac à chacun pour l'égalité des chances.
La règle est simple, arriver sur la ligne, dans son sac, le premier.
Nous savons bien, puisque nous sommes tous ou avons tous été des enfants,
que seul l'équilibre compte pour éviter les chutes.
Ni vitesse, ni précipitation, ni idées lumineuses, juste ne pas tomber.
Personne ne peut se faire de crocs en jambe, mais les quolibets sont de mise :
"c'est pas moi, c'est l'autre", "t'en es un autre", "tar ta gueule à la récré"…
sont destinés à couper la tête et les jambes.
Plus rien ne sert de courir, il faut arriver à point.
Ne pas tomber…ne pas tomber…ne pas tomber…jusqu'au "20 heures" fatidique !
A moins qu'un candidat nous passionne et il sera transporté par nos encouragements.

dimanche, 01 avril 2007

Le coup de sifflet.

medium_Sifflet_a_roulette..jpgPas cher et très efficace. Pas de piles, pas de pollution, sinon quelques postillons. Songez qu'il est capable de déplacer des tonnes de ferraille et de viande à lui tout seul. Le progrès technologique est ainsi que mon TGV n'accepte de démarrer qu'au coup de sifflet, sinon, il fait l'âne qui ne veut pas boire. Ah ! qu'il est fier mon chef de gare avec son sifflet à 574,8 km/h. Mon agent de ville également qui, du haut de sa tourelle, donnait l'ordre aux voitures de s'arrêter ou de filer doux. La mécanique aime bien le sifflet et les hommes aussi. Surtout au football lorsque l'arbitre fait ou défait les gloires nationales. Le dimanche 6 mai nous donnerons tous un coup de sifflet à nos candidats. Abandonnez donc vos téléphones portables et équipez-vous d'un sifflet individuel et portatif. Sifflez donc et l'on vous répondra comme les bergers des montagnes qui se faisaient la causette ainsi mais sans sifflet. Juste l'usage du corps. Avec ou sans sifflet, sifflez les jolies filles, elles adorent çà.

mardi, 13 février 2007

Lettre ouverte aux candidats à l'élection Présidentielle.

Messieurs,

Les Français aiment la politique même s'ils ne le montrent pas vraiment.
Nous sommes pudiques et réservés sauf en de quelques occasions.
Vous ne nous montrez actuellement que votre image en long et en large
sur tous les journaux, magazines et télévisions.
A quel concours vous êtes-vous donc inscrits ?
Miss France est déjà désignée. Serait-ce pour la Star Ac ?
Votre valeur personnelle et vos idées ne valeraient-elles que par le nombre
de photos et de spots TV ?
Les deux grands partis en lice font beaucoup d'ombre à nos idées, vous savez.
Vous eûtes été très démonstratifs pour nous convaincre du bien fondé
du référendum sur l'Union Européenne ainsi que tous les médias.
Vous aurez donc bien compris que 80% des média ne font pas une élection.
Sachez quez votre médiatisation à outrance nous ennuie prodigieusement,
tout comme la formidable campagne des "Ouiistes".
Pourriez-vous enfin nous parler de l'Europe différemment que vous ne l'avez fait
lors du référendum ? Nous vous trouvons bien muets sur le sujet.
Pourriez-vous indiquer à vos chers médias, que vous fréquentez si assidûment,
que nous aimerions recevoir des informations bien claires et bien détaillées ?
Nous ne sommes pas fiers de nous être moqués des plombiers polonais.
Ceci étant, nous ne nous avez guère laissé d'espace pour nous exprimer.

Pour nous, les dés sont jetés, les nominés sont :
Président : Nicolas Sarkozy.
Premier Ministre : Ségolène Royal.
Cette campagne électorale semble ignorer superbement les législatives
de Juin 07. Pourtant, les Français ont de la mémoire depuis qu'ils ont goûté
aux cohabitations. La France godille, un coup à droite, un coup à gauche.
(En fait, il y a trop de Premiers Ministrables à droite.)
Qu'il est dur de vivre en quinquennat !
Cohabitation subito, s'il vous plaît !
Nous vous proposons donc de nous parler de politique, sans petites phrases assassines,
et sans photos ou interviews truqués. Nous avons de la mémoire, vous savez.
Nous avons envie de vous soutenir car nous savons la tâche rude.
Nous avons envie de vous aimer. Accepteriez-vous de nous aimer vraiment ?

lundi, 12 février 2007

Rendez-nous nos candidats !

Cette élection Présidentielle nous donne l'impression de s'automutiler et de passer à la lessiveuse de la Mère Denis les candidats un peu froissés. La lessive royale laverait-elle plus blanc que blanc, l'étendard de la République ? Nous n'avons pas eu le temps de faire les tests avec les bras croisés, que déjà, notre Jeanne d'Arc s'en va fièrement guerroyer avec l'ennemi ! Nous nous sommes souvent demandés s'il y avait un pilote dans l'avion, mais y aura-t-il assez de chefs d'équipe pour nous mener tous à la bataille ? N'y a-t-il pas un tendon d'Achille bien découvert ? Le "choix du Roi" donne l'impression de se limiter à "Moi" et puis "Moi" ? Le "peuple m'a élue" ! Combien de divisions ? Qui est le peuple ? Où est le peuple ? Comment se fait-il que quelques milliers de sympathisants, et nombreux de dernière minute, (surprenant ?) aient le droit de décider pour la presque moitié de la population ? Toutefois, nous remarquons qu'Arlette Laguiller, Olivier Besancenot, José Bové ont été jugés dignes de ne pas passer dans l'essoreuse. Au moins, nous pourrons réfléchir. Ce n’est plus une élection Présidentielle, c’est une élection de partis. Certains veulent changer de République, nous vous annonçons que la 4ème est en marche. En avant pour de nouvelles aventures. N'oublions pas que la route est longue et que la pente est raide. Pourriez-vous, toutefois, nous rendre nos candidats qui avaient tout de même quelque chose à dire ?

mardi, 12 décembre 2006

Spécial prédiction : élections présidentielles !

medium_Paco_Rabane.jpgPaco Rabane nous déclare :
"Oui, j'avais été un peu fort en annonçant la fin du monde pour l'An 2000, mais croyez-moi, elle viendra, et plus tôt que vous ne le pensez. En fait, elle est simplement reportée à une date ultérieure."

Par contre, mes prévisions pour les élections Présidentielles sont surprenantes et je préfère vous les livrer avant le réveillon afin que vous puissiez vous y faire lors de la reprise du travail :

"les astres sont tourmentés et semblent être mus par une force centrifuge/centripète qui entraîne une conjonction d'inclusions/exclusions. A dire vrai, une chatte n'y retrouverait pas ses petits.
Si ces balancements se confirment, des unions bien étranges pourraient avoir lieu : si vous imaginez, par exemple, que notre Jean-Pierre Ché qui a tutoyé "Dieu", puisse embrasser sainte Ségolène ! eh bien, ceci annonce d'autres mariages qui pourraient donner naissance au fameux "Aigle Noir".
La fusion de la carpe et du lapin, avec, à la gauche, sainte Ségolène, et, à la droite, le Saint Nicolas.
Nous, peuple de France, nous serions le "corps social", formant un centre parfait entre les deux forces centrifuges et centripète.
2007, pourrait être ainsi l'année de l'Aigle Noir".
Quel hymne parfait pour notre patrie.
Souviens-toi, Barbara, tu nous as fait rêver.
Quelques petits aiglons viendront rejoindre le cortège
afin que la France puisse prendre son envol majestueux."

Cette prédiction vous est dédiée tout spécialement pour que vous puissiez passer de bonnes fêtes en tout sérénité.
(Entre nous, la campagne électorale n'a pas encore commencé qu'elle commence sérieusement à nous agacer. Ne trouvez-vous pas ?)

samedi, 25 novembre 2006

"Que le meilleur perde !"

medium_Que_le_meilleur_perde.jpgHé, oui, c'est le titre d'un excellent ouvrage de Messieurs Frédéric Bon
et de Michel-Antoine Burnier, paru en 1986 aux éditions Balland.
Relisez-le, il n'a pas pris une ride.


Le réservoir à idées bouillonne dès que l'homme politique a la chance de perdre
car il n'aura pas à mettre ses idées en pratique, face à la résistance des hommes
et des choses. Tout se bouscule tellement au pouvoir.
Le pouvoir, finalement, c'est l'instabilité et les flèches empoisonnées
qui sifflent de tout bord. Dans l'opposition, l'homme politique peut satisfaire son ego,
car il est presqu'autant invité par les journalistes qui les trouvent plus décontractés.
Le pouvoir de critiquer et les week-ends prolongés en plus !
L'étrange, c'est la tétanisation dès que la victoire paraît. Ils en deviennent malades.
medium_Ces_malades_qui_nous_gouvernent.2.jpgJe vous recommande également un excellent ouvrage de Messieurs Pierre Accoce
et Pierre Rentchnick,
paru en 1976 aux éditions Stock : "Ces malades qui nous gouvernent".
Edifiant : Staline, Roosevelt, Churchill étaient bien malades pendant les accords de Yalta,
mais aussi Hitler, Franco, Kennedy…Pompidou, Mitterrand…
Pas un ne pense à lui, à sa santé, ni à démissionner. Leur courage dans la détresse est touchant.
Cette abnégation nous touche profondément et nous désole tout à la fois.
Nous avions délégué le pouvoir, pas la souffrance. Finalement, il aurait mieux fallu qu'il perdent,
leur vie aurait pu être sauvée.
Que les hommes politiques malades perdent, tandis que les autres feront rempart de leur corps,
pour que les flèches ne nous atteignent pas !
Quelle est donc cette motivation des hommes politiques ? Les caisses sont vides, la dette
est explosive, les grenades sous le plancher, et tous se précipitent.
Sommes-nous donc si passionnants ?

lundi, 23 octobre 2006

Route du Rhum et élections Présidentielles.

Ils ont tous validé leur parcours de qualification
et attendent sagement, soit au port, soit à la TV, l'heure de la délivrance.
La course, la campagne peuvent commencer.
Pour un peu de Rhum, ils affronteront les tempêtes
et les courants changeants, du "Gulf Stream au "Clearstream".
La fatigue et les mains endolories sont leur récompense.
Toujours à la barre, soit à gauche, soit à droite, mais toujours devant l'autre.
Abandonner ? Vous n'y pensez pas, sinon par chavirage ou trahison technique.
Pourtant, ils savent tous qu'il n'y en aura qu'un seul à l'arrivée.
Pourquoi donc les autres courent-ils ?
Pour trinquer avec un verre de rhum, assurément.
Et si le premier arrivé en Guadeloupe était nommé "Monarque Républicain" ?
Nous aurions gagné beaucoup de temps.
Un marin à la barre du navire "France" pour naviguer sur cette planète "Terre".
nous éviterait des campagnes électorales bien éprouvantes.
Un "Spi" peut exploser mais notre dette explose à 1000 milliards d'euros,
les creux des vagues sont impressionnants, mais que dire de notre trou
de la Sécurité Sociale ?
Une chose est sûre, nos vaillants marins n'auront pas à bord leurs "amis de 30 ans".
Un homme, un bateau, l'océan et bientôt un petit verre de rhum..

vendredi, 20 octobre 2006

Corbeaux et noms d'oiseaux.

medium_2_corbeaux-.gif
Jamais contents, toujours pleurants, ainsi vont les Français dans le vaste monde
sans vraiment le voir. Le "Moi", n'est pas haïssable et souvent préféré au "Nous".
France, terre de compromis innombrables, tu adores les gaspillages et les montrer à tous,
ne serait-ce que pour exister. Pourtant, la France est belle et généreuse.
Certains la voient ainsi :

Terre lugubre où nulle herbe ne pousse,
Chiendent oublié depuis la nuit des temps,
Corbeaux volant à l'envers pour ne pas voir la misère.
Hallebardes de vent tourbillonnant sur les rochers pleurants,
Vomi des vagues hurlantes et dévorantes.
Chaos de pierres, de rocs et d'abîmes béants.


Notre France nous plaît et c'est pourquoi nous l'aimons.
Certains se complaisent dans cette vision apocalyptique
tandis que d'autres, la voient sous un jour fantastique.
Chacun son lot de misères, chacun son rayon de soleil.
Faut-il pour autant, se quereller sans cesse ?
L'herbe est-elle plus tendre dans le champ du voisin ?
Regardons nos progrès depuis 50 ans. Aucun siècle ne fut si généreux.
Combien de misères soulagées, combien de confort accumulé ?
Ce texte poétique correspond au début de l'humanité lorsque l'homme
n'avait pas encore vraiment pris son destin en main.
Faut-il pleurer de notre condition ou regarder ce qui se passe auprès de nous
à 2/3 heures d'avion ?
Nous avons de la ressource. Il suffit de ne pas vouloir tout et en même temps.
"De la mesure", disaient nos anciens qui surent nous guider vers le progrès
qu'ils ont toujours su entretenir.
Que sont nos querelles, comparé à l'âge de pierre, de fer, de bronze ?
Qui a inventé la roue qui nous sert vraiment souvent ?
Nos querelles politiques sont dignes d'une cours d'école.
Est-ce cela que nous méritons ? Est-ce cela la démocratie ?
Faut-il inventer un régime nouveau pour connaître la stabilité et donc un cap ?
Pas de Capitaine sans cap, mais pas de cap sans Capitaine.
Notre Terre est-elle si lugubre ?
Il nous reste, il est vrai, quelques corbeaux qui ne volent pas encore à l'envers
Serait-ce un mauvais augure ?

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