mercredi, 04 juillet 2007
Mer, terreur et fascination.
PRÉFACE :
« Mer, terreur et fascination », aura sans doute une longue vie, plus longue que celle d’un saumon, aussi longue que celle de Kalîla wa Dimna nommé également Fables de Bidpaï, une compilation de fables indiennes traduites en arabe par Ibn al- Muqaffa vers 750. Kalîla et Dimna, sont deux chacals, héros de ce recueil destiné à l'éducation morale des princes, qui inspira La Fontaine pour ses fables : Le chat, La belette et le petit lapin, Le chat et le rat, Les deux pigeons, La laitière et le pot au lait…
La seule ressemblance entre Xavier Huon et Ibn al-Muqaffa c’est d’avoir fait, l’un et l’autre, de l’espèce animale les seuls protagonistes exprimant leur conception du pouvoir et de la conduite que les hommes devraient adapter sur terre pour assurer leur salut. Des loups pour l’un, un saumon pour l’autre et nous voici dans un univers presque parallèle au nôtre où l’imagination et le savoir sont rois.
« Mer, terreur et fascination », suppose une parfaite connaissance du monde marin que seuls les pêcheurs avertis et accoutumés aux veillées nocturnes, aux habitudes de ces poissons que la majorité des hommes ne connaissent que frits ou en tagine. Un saumon, une truite, un loup de mer ou une dorade ne sont pas des ânes aquatiques. Des fois leur intelligence nous dépasse. Et vous resterez là avec votre canne à pêche à les regarder tourner autour de l’appât sans y toucher. C’est à se demander s’ils se payent nos têtes, « pois sont » qu’ils sont.
Xavier Huon s’inspire du réel, du quotidien des hommes, des habitudes des continents et de sa connaissance de la vie marine. Le héros est un jeune saumon en apprentissage. Il s’aventure d’abord pour connaître le territoire d’à côté et il s’en sort indemne. Le grand voyage vient ensuite où dangers, curiosités, rencontres apportent des connaissances géographiques, historiques, scientifiques qui évoquent d’importants problèmes liés à notre époque.
C’est avec beaucoup d’humour que l’auteur fait une approche de la politique internationale avec toutes ses « tentacules » ; racisme, xénophobie, terrorisme, immigration…
Mer, terreur et fascination contient tous les ingrédients d’un roman d’aventure. La distraction et le plaisir de l’évasion ainsi que l’information et l’éducation du héros et du lecteur. L’idée est géniale, car le risque est propre à l’homme, j’allais dire ! Mais non, le saumon héros lui aussi adore le risque. Il est courageux et possède un grand cœur qui déborde d’amitié, de générosité et d’humanité.
Xavier Huon n’agit pas seulement en romancier mais il le fait aussi en poète. Et nous aurons l’occasion d’assister à l’étreinte des bateaux, aux fêtes des crevettes, aux prières des poissons …
« Dire que c'est la Mer, oui ! Dire que c'est une Terreur, sûrement ! Dire que c'est une Fascination ? Pour le moment, c'est pour les autres qui sont près de la terre. » C’est Ainsi que parla le saumon héros avant de prendre en main son destin et parcourir les mers et les océans pour la destination que vous découvrirez par vous-mêmes en tant que saumons lecteurs ou lecteurs saumons en aval ou en amont.
- ABDELOUAHID BENNANI, poète
http://www.millepoetes.com/index.php?cPath=33&osCsid=ea1abcf4f8cfe3acf3a1d439d46314d0
12:50 Ecrit par Auffret dans Bretagne, Environnement, Humour, Pensées poétiques, Politique, Société, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Saumon, aventure, Atlantique, voyage, Mer, terreur, fascination
samedi, 30 juin 2007
Pourrait-on m'appeler "Français" en Bretagne ?
Français, juste Français, d'un pays qui s'appelle "France".
Tous mes papiers officiels me disent cette nationalité et je la respecte.
Depuis 1491 il en est ainsi, puisque que la Bretagne a épousé la France.
Voudrait-on que Charles VIII et notre bonne Duchesse divorcent ?
Certains sont bilingues, d'autres aimeraient être bi-nationaux,
ou même que Français. Avons-nous le choix ?
S'il faut être né en Bretagne, penser Breton pour vivre en Bretagne,
il faut le dire. Il faudra, peut-être, cesser d'être Français aussi.
France, fais attention à toi, certains sont plongés, dans les abîmes du passé
Pourtant, ce sont les mêmes qui déclaraient "plouc" de parler breton,
il y a quelques années.
"Ô fier Sicambre, tu adores ce que tu as brûlé,
et tu brûles ce que tu as adoré".
Les bretons s'ennuient, ne trouvant leur vérité et se plongent dans
les racines de l'autrefois qui les enserrent telles des lianes de la jungle.
N'ayant plus beaucoup de présent, ils en oublient l'avenir.
Faudra-t-il leur dire un jour que les "anciens" étaient tous des "modernes",
abandonnant bien vite une coutume pour une nouvelle ?
Aujourd'hui, il faut bien comprendre qu'une tradition est une modernité qui a réussi.
Certaines réussissent, d'autres meurent ou renaissent, mais toutes sont
en mouvement. Nous avons bien su abandonner le carnaval, pourtant festif,
nous pourrions aussi nous débarrasser d'autres traditions pour en inventer de nouvelles.
Inventer, quelle belle affaire et que de projets modernes !
Si nous voulons bien passer la porte du XXI° siècle et du 3° millénaire, pourrions-nous
ôter la redingote du Moyen Age ?
Pouvoir me faire appeler "Français" en Bretagne serait déjà un chemin.
14:25 Ecrit par Auffret dans Bretagne, Histoire, Humeurs, Humour, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bretagne, France, Bretons, traditions, Coutume, langues, passé
samedi, 07 avril 2007
Le Mont St Michel. Merveille des merveilles.
(Travaux d'accès.) Nulle querelle entre les Bretons et les Normands, car nous sommes "frères de la côte". D'ailleurs, nous sommes tous d'accord de réparer les outrages que les hommes ont causés à la "merveille" en voulant absolument la rattacher au continent comme un joujou que l'on veut près de soi. Cette digue n'aurait jamais dû être créée, car le "Mont" se mérite comme au temps des pèlerins. Ils furent nombreux à fouler le sable de la baie et nul ne songeait à se plaindre. Il est vrai que l'on y venait pour prier et apporter des offrandes et souvent de fort loin. Plus de digue monstrueuse, mais point de pont disgracieux non plus. C'est à pied que le Mont se mérite ! Pour certains, plus fatigués, il convient d'installer un hydroglisseur qui survolerait le sable et les flots tel un oiseau prenant son envol. Nul dégât à l'environnement et assurément un équipement à la fierté des générations futures. Nous savons déjà aller en Angleterre avec de pareils moyens de locomotion. Pourquoi ne le ferions-nous pas pour atteindre la "merveille" ? Entre ciel et mer, cette traversée serait le "passage" vers la quête de l'esprit. Ne répétons pas les erreurs du passé en construisant un énième pont qui ne ressemblerait qu'à un vulgaire "métro". Optons pour la symbolique de la simplicité en osant un hydroglisseur. Le voyage entre ciel et mer sera notre "Pâques", c'est-à-dire notre "passage".
00:05 Ecrit par Auffret dans Bretagne, Pensées poétiques, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mont St Michel
mercredi, 21 mars 2007
Un homme tatoué à Brest !
Etait-ce un Corsaire, un Pirate, échappé d'une bataille en Penfeld* ?
Je sais qu'il avait un gros tatouage sur le bras et qu'il était coiffeur.
Coiffeur dans une baraque, sur le terrain vague, qui ne s'appelait pas "Square Kennedy".
Sa boutique ressemblait à un bateau renversé dans lequel il y avait un capharnaüm.
Je le sais, c'était "mon" coiffeur.
Je n'étais pas bien fier car je m'imaginais toutes les batailles qu'il avait dû engager.
Un tatouage, en ces temps-là, ce ne pouvait être que pour un Corsaire ou un Pirate, n'est-ce pas ?
La tondeuse, les ciseaux et le rasoir me faisaient penser à des armes redoutables.
Pourtant, il avait l'air gentil. De ses lointaines conquêtes, il avait ramené un cheval de bois
sur lequel il m'asseyait en me recommandant de bien tenir les rênes. C'est le moment où j'étais sage.
Jamais il ne m'a fait de mal, pas même avec le peigne.
Mais pourquoi donc mon coiffeur, dans une baraque, sur un terrain vague, avait-il un tatouage ?
Ma petite amie de l'époque, me disait qu'il réparait les poupées !
Cà, je ne l'ai pas cru. Pas un Corsaire, ni un Pirate !
Et pourtant, c'était vrai, car elle m'a montré sa poupée toute réparée.
En ces temps-là, il y avait des baraques, un coiffeur, un cheval de bois, un mécanicien des poupées,
mais point de Corsaires ni de Pirates.
Juste un tatouage qui m'a beaucoup impressionné.
Je n'ai jamais su ce qu'il représentait car je fermais les yeux quand son bras s'approchait.
Un jour, la baraque brûla. Sûrement le méfait d'un méchant pirate.
L'odeur du bois et du papier goudronné mêlés me reste toujours en mémoire.
Aujourd'hui, je n'ai plus de coiffeur, plus de baraque, ni de cheval de bois, mais un jardin.
Qu'est donc devenu mon coiffeur ? Si je le retrouve, je lui dirais que je n'ai plus peur
et que c'était un très gentil coiffeur qui n'était peut-être ni Corsaire, ni Pirate.
Et que fait-on pour les poupées, maintenant ?
*Penfeld : rivière occupée par la marine Nationale, au pied du château de Brest.
11:01 Ecrit par Auffret dans Bretagne, Humeurs, Humour, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Tatouage, coiffeur
samedi, 27 janvier 2007
Le Tour de France part de Brest en juillet 2008
Le Tour de France part de Brest en juillet 2008 et c'est une bonne nouvelle pour voler la vedette à Rouen. Avec un petit effort, nous garderons la "Jeanne d'Arc". Nous en aurons besoin pour récupérer le prologue qui pourra se faire sur le pont du porte hélicoptère puis sur celui du Clemenceau. Les coureurs pourront ainsi s'offrir un tour de rade bien mérité. "Brest 2008" s'annonce sous les meilleurs auspices.
On disait bien que Brest est une ville du tonnerre !
16:35 Ecrit par Auffret dans Bretagne, Humeurs, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Tour de France, Brest, Clemenceau, Jeanne d'Arc
dimanche, 12 novembre 2006
Hommage à Brest 04.
J'ai vu "le Renard" faire l'amour à "la Recouvrance".
* le "Renard" est un bateau anciennement neuf de St Malo, redevenu neuf pour "Brest 92".
* la "Recouvrance" est un bateau anciennement neuf de Brest, redevenu neuf pour "Brest 92".
* l'"Abeille Flandre" dite "Abeille" est un remorqueur venu aider tout un chacun pour toute saison.
Ils étaient "mignons", beaux et tendres à la fois !
Blottis l'un contre l'autre dans le troisième bassin qu'ils avaient réservé pour l'occasion,
ils se regardaient tendrement tout en humant l'ambiance environnante.
Pour une telle rencontre tous leurs amis s'étaient déplacés et s'esbaudaient de voir tant de bonheur.
Leurs mats s'entrecroisaient et les vergues s'entremêlaient à loisir pour veiller à l'étreinte finale.
Oh ! sûr qu'il prirent leur temps car cet instant de plaisir, ils désiraient le faire durer une éternité.
Les bateaux se balançaient afin de créer cette petite houle délicieuse qui enveloppe la félicité.
En un instant, le Renard se cabra majestueusement pour montrer ses fiers canons droits et luisants.
Les voiles se déployèrent pour entourer d'un secret pudique, cette étreinte farouche.
Mouvement de houle et grincement des coques, le secret était à l'oeuvre.
De tous les plats-bords sortaient des étincelles ! Un feu brûlant couvait là-dessous !
Leurs bateaux-amis étaient là et même, la nuit et la lune, s'étaient déplacées tout spécialement.
La lune n'en cru pas ses yeux car son amie la nuit était vaincue : La nuit était jour !
Un grand bonheur dans le port de "Brest-même" !
Renard et Recouvrance avaient rendez-vous avec le jour et la nuit, avec les étoiles filantes.
Le soleil et la lune avaient envie de faire de même car tous étaient à l'unisson.
Ce soir là fût une apothéose dans cette si magnifique rade de Brest.
Le tonnerre (de Brest) fit son apparition et fit claquer ses œuvres, relayées par les sirènes.
La Rade de Brest fut embrasée par une étreinte pendant plus que tous les instants imaginables !
On s'est aimés sur les bords de cette rade !
De ce bonheur partagé, que croyez-vous qu'il advint ?
Chers amis, il faut me croire car seuls nos amis présents ont la vérité que je m'en vais vous livrer :
de cette étreinte si prodigieuse est né un transfert sur notre amie "l'Abeille" de chez "Flandre".
C'est elle qui s'est retrouvée enceinte et est venue, ce soir nous présenter sa progéniture.
Vu son embonpoint, il s'agit forcément de la "Reine", la Reine des Abeilles.
Vous l'auriez vu, se dandiner de gauche à droite, ses flancs généreux exposés à tous,
mugir de sa voix lugubre et mélodieuse !
Du grand art dans la "comédia d'elle arte".
Elle avait raison d'être fière car elle nous présentait douze petits et fiers navires.
Elle était devenue "mère porteuse", porteuse "d'espérance" et donc de "re-couvrance".
C'est ainsi que le transfert s'est opéré.
Avec délicatesse, ces petits "piou piou", voguaient dans l'ordre, parfois dans le désordre,
tout comme dans une famille unie, mais toujours dans la dignité qui sied à tout émerveillement
de la naissance d'un être qui est immédiatement cher.
Oh ! ils ont pris leur temps car ils savaient qu'ils avaient "le monde entier de la mer" devant eux.
Nous avons assisté à l'amour des bateaux entre eux et à la naissance de douze d'entre eux
.Majestueux, éblouissant et magique !
Séquence "émotion" jusqu'à Douarnenez car il faut après la "noce", le "retour de noce", forcément.
Qu'il va être dur d'attendre 4 ans !
22:40 Ecrit par Auffret dans Bretagne, Humeurs, Marine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest 04, fêtes maritimes, Brest 08
samedi, 11 novembre 2006
Une nuit verte en Bretagne.
Qui a déjà vu une nuit noire restera dans le désespoir.
Nuit d'encre, bavant sa misère à boire.
Seules les nuits vertes conviendront à votre sommeil.
Nuits d'espérance, de repos salvateur à nulles autres pareilles.
Vert tendre pour commencer, puis les dégradés pour s'envelopper
dans les mailles du jaune et du bleu si gentiment entremêlés.
Draps verts aux couleurs de la nuit pour accompagner les rêves exquis.
Verte prairie où chevauche l'esprit malin de tous nos amis.
Lumière de la nuit pour qu'il fasse jour, nuit et jour.
Terre et ciel ne font plus qu'un, même horizon pour toujours.
Vaches et chevaux brouteront dans le ciel de la nuit, nous serons dans le pré.
Une couleur change la vie, nos rêves et nos pensées démesurées.
Les étoiles se rencontrent régulièrement produisant les étincelles
qui chauffent avec vaillance les couleurs de l'arc en ciel.
Gardez le bleu, gardez le jaune et pataugez dedans, allègrement.
Le rouge sera votre colère, votre grandiloquence assurément.
Mélangez sans cesse pour le bonheur de l'humanité et sa joie,
Mais de grâce, maîtrisez-vous, n'allez pas jusqu'au caca d'oie.
Une pluie torrentielle s'abattrait sur vous et plus jamais le vert ne reverriez,
Cauchemars et tourments hanteraient vos nuits, vous l'auriez mérité.
Préférez le bleu et le jaune tendrement enlacés, enveloppant vos pensées.
Fermez les yeux, cette nuit verte, par vous fabriquée, est à votre portée,
Que diriez-vous de tout reconnaître de vos années si vertes ?
Cette idée, par une nuit verte, je l'ai pour vous, découverte.
14:30 Ecrit par Auffret dans Bretagne, Humeurs, Pensées poétiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nuit, Bretagne, vert
mardi, 07 novembre 2006
Route du Rhum. Arrivée arrosée.
Comme à l'accoutumée nous nous attendions à suivre
notre traditionnelle "Route du Rhum", tranquillement
à la maison, devant la télévision avec nos chaussons
et un gentil verre de rhum pour encourager les concurrents.
Grosse déception dès le départ : la traditionnelle tempête
qui mettait son grain de sel (de mer) en mettant une jolie pagaille
de St Malo à Ouessant, a eu lieu une semaine auparavant.
Plus aucun chavirage au journal de 20 heures et rien
à ne se mettre sous la dent du côté de Kerlouan.
Spectacle de mer d'huile, nous avons repris une petite rasade de rhum.
On nous a tout changé dans cette course puisque maintenant,
la "route" s'appelle "l'autoroute du rhum" !
Sur la route, il est facile de faire la petite halte salvatrice près du fossé,
mais sur l'autoroute, tout devient très dangereux.
Certains disent que les skippers de monocoques étaient persuadés
de barrer un catamaran, et ceux qui étaient sur un catamaran
se sont vus sur un trimaran. Dangereux le rhum sur l'autoroute.
Ce qui devait arriver arriva : Lionel Lemonchois fête "l'ivresse de la victoire" !
Combien de coques, sur son bateau ?
Certains pensent qu'avec tout ce rhum, quelques-uns ont pris un raccourci.
Allez savoir ce qui se passe la nuit. Si certains chavirent, on saura pourquoi.
Dans le Télégramme du mardi 7 novembre 06, page 10, nous avons déjà l'exemple
d'un automobiliste ivre et à contresens sur la voie express. (avec du rhum ?)
Eric Tabarly avait déjà pris la route du rhum à contresens.
Elle ne s'appelait pas autoroute, il est vrai.
Vu les vitesses actuelles, ne conviendrait-il pas de confier ces engins à voile
à des pilotes d'avion, puisqu'ils veulent à tout prix décoller ?
Ce qui me chiffonne, toutefois, c'est que, bien calé dans mon fauteuil,
je n'ai pas vu le gagnant boire du rhum mais du champagne !
Pas très rassuré du contenu, il la secouait comme un beau diable
pour qu'il n'y ait plus rien à boire. Sûrement une bouteille à la mer.
18:50 Ecrit par Auffret dans Bretagne, Humeurs, Marine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Route du rhum, autoroute, rhum, champagne
dimanche, 05 novembre 2006
Défense de sourire.
Les Britanniques n'auront plus le droit de sourire
sur les photographies qu'ils fourniront sur leurs passeports.
La délicieuse contraction musculaire
déforme trop les visages. Elle est incompatible
avec les nouveaux équipements de sécurité.
C'est triste, mais c'est le prix à payer pour que
le passeport Britannique reste l'un des plus sûrs
du monde, a expliqué le secrétariat du ministère de l'Intérieur.
(Dépêche du 6 septembre 05.) .
Défense de sourire.
La photo du passeport n'autorise plus le sourire en Angleterre.
Plus d'humour anglais, donc.
Bébé crie en venant au monde et ne sourira plus.
Les fonctionnaires sont froids et rigides puisque le règlement le dit.
Les premiers photographes des camps de concentration
ont été troublés : les visages décharnés esquissaient un sourire
malvenu pour montrer l'horreur humaine.
Leur sourire était politesse et vêtement pour cacher leur misère.
Un sourire, et on ne regarde plus que le visage qui rayonne.
Déjà, nos braves Bigoudènes ont été bafouées dans leur dignité
car la coiffe était jugée trop grande et le visage trop petit.
Pourtant, se montrer sans coiffe n'est pas digne, pour elles.
C'est à ces petits signes que l'on s'aperçoit que l'on n'est plus
vraiment Breton mais Français.
Si les Anglais imposent leur passeport à Bruxelles, il est certain
que nous serons moins Français.
Messieurs les photographes, ne nous demandez plus de sourire
car nous aurions trop le réflexe le jour de la photo administrative.
Qu'allons nous faire si "bébé" ne sourie plus ?
22:50 Ecrit par Auffret dans Bretagne, Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sourire, photographie, passeport
Je crois au soleil même quand il ne brille pas.
Le soleil, il faut y croire parce que la nuit guette en étendant ses bras tentaculaires.
Grande bataille dans le cosmos.
Parfois le soleil gagne en rallongeant les jours à la bonne saison, mais pas toujours.
Serait-il plus agréable que le soleil luise plus longtemps pendant l'hiver pour nous
permettre de garder la forme ?
Faut-il qu'il se fasse plus discret pendant l'été pour éviter ses fameux coups de soleil ?
Nos petits vieux n'en peuvent plus et souhaiteraient que le gouvernement fasse une action.
Un référendum est hasardeux et il serait plus sage d'honorer le soleil quand il ne brille pas.
C'est même le moment où il est le plus bénéfique. Pensez qu'il vient de combattre son
ennemi de toujours : la nuit. Personne ne sait pourquoi la nuit est noire, pas même les experts.
Le soleil qui ne brille pas s'appelle le jour. Ce n'est déjà pas si mal !
Maintenant, si vous voulez transpirer et vous plaindre, c'est votre affaire.
La mesure dans la nature est de ne pas confondre "il fait beau" et "il fait chaud".
Soit je fais ce que je veux dans la journée, soit il faut que je me cache.
Laissez-moi mon soleil qui ne brille pas et ne me dites pas que je suis Breton !
Je serai capable de vous envoyer un joli crachin du jour et de la nuit.
20:20 Ecrit par Auffret dans Bretagne, Humeurs, Pensées poétiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Soleil, nuit, jour









