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jeudi, 10 juillet 2008
L'origine du monde ? En rade de Brest !

(Tableau de Gustave Courbet, peint en 1866.
Acquisition par le Musée d'Orsay, à Paris, en 1995.)
Depuis 140 ans, le peintre Jean-Désiré-Gustave Courbet rend témoignage
à l'origine du monde telle qu'il la voit.
Son tableau, célèbre dans le monde entier, représente la vie en devenir.
Il me plaît de penser qu'il a été inspiré par une vision d'amour réciproque.
Et cela, dans un territoire magique, pas loin de chez moi…
Il existe, dans la nature, un lieu extraordinaire qui donne un écho saisissant au tableau de Courbet
et à la fusion des débuts du monde : la rade de Brest !
Pensez à ce gigantesque vagin dans lequel l'immense océan trouve son bonheur.
Majestueux goulet, porte magique sur l'aventure de la passion.
Pour en être digne, il faut en trouver l'issue bien gardée des vulgaires badauds.
Large et profond à souhaits, l'homme peut y musarder selon ses envies et ses rêves.
L'homme pressé, ira, sans coup férir, jusqu'à Landerneau, prenant la ligne droite.
Il pourra choisir pour terminer sa besogne, l'une des arches du pont habité.
Pour le tendre et le rêveur, Dame nature a prévu une excursion jusqu'à Landévennec,
avec sublimation après les vêpres.
Quoi de plus naturel que de prévoir aussi quelques escapades vers Daoulas, Le Faou,
l'Hopital Camfrout…ou même de chaparder quelques fraises du côté de Plougastel.
Les petits spermatos gentils se rangeront bien tranquillement sur leur île, pas bien longue,
et on les nommera : "Redoutable", Triomphant", "Inflexible", "Vigilant", Terrible"…
Cette Rade, ce vagin, dis-je, nourrira son homme pour de longues journées et nuits d'étreinte :
poissons et crustacés rechargeront les accus sollicités.
Si d'aventure, par quelques surbresauts intempestifs, vous voyez une ombre onduler,
dites-vous bien que vous êtes à Brest-même et non au Loch Ness qui n'est qu'un lac à journalistes.
Ici, c'est du sérieux, c'est l'enfantement de l'Océan et de la Terre.
Quelques enfants voguent ici et là. Ils ne demandent qu'à grandir : Béniguet, Banneg, Molène, Ouessant, Sein…
Ainsi, la Terre étendra son territoire pour faire de la place à tous.
Ici, "Finistère", se dit "Pen ar Bed", c'est-à-dire "la Tête du Monde".
Ce n'est pas hasard si la Rade de Brest existe.
Vous comprendrez mieux pourquoi nos filles ont les joues roses.
D'ailleurs, pour pénétrer dans cette magique Rade, ne faut-il pas avoir en ligne de mire
la pointe du Minou et parcourir le plateau des Fillettes ?
Je vous le dis, cette Rade est un immense vagin. Nous vous invitons à la découvrir
car nous sommes généreux et partageurs.
Chacun y trouvera son refuge du bonheur.
Gustave Courbet a sûrement été inspiré par la Rade de Brest pour avoir si bien représenté
l'Origine du Monde. Elle est à Brest-même et nulle part ailleurs.
Souvenez-vous en lorsque vous percevez un petit crachin sur Brest.
Il est lubrifiant.
Les jours de grandes marées sont torrides car la lune, la Terre et le soleil s'en mêlent.
C'est un grand tonnerre en pleine Rade de Brest-même !
Gustave Courbet y a sa stèle en Rade de Brest, juste à la pointe du Minou.
Venez lui rendre hommage. Il le mérite bien.
Brest O4.

La grande parade des bateaux née à Pors Beach dans la rade de Brest, puis à Douarnenez,
atteint son apothéose dans le port de Brest et sa rade tous les 4 ans depuis 1992.
Pour l'édition de "Brest 2004", un évènement majeur est intervenu :
J'ai vu "le Renard" faire l'amour à "la Recouvrance".
* le "Renard" est un bateau anciennement neuf de St Malo, redevenu neuf pour "Brest 92".
* la "Recouvrance" est un bateau anciennement neuf de Brest, redevenu neuf pour "Brest 92".
* l'"Abeille Flandre" dite "Abeille" est un remorqueur venu aider tout un chacun pour toute saison.
Ils étaient "mignons", beaux et tendres à la fois !
Blottis l'un contre l'autre dans le troisième bassin qu'ils avaient réservé pour l'occasion,
ils se regardaient tendrement tout en humant l'ambiance environnante.
Pour une telle rencontre tous leurs amis s'étaient déplacés et s'esbaudaient de voir tant de bonheur.
Leurs mats s'entrecroisaient et les vergues s'entremêlaient à loisir pour veiller à l'étreinte finale.
Oh ! sûr qu'il prirent leur temps car cet instant de plaisir, ils désiraient le faire durer une éternité.
Les bateaux se balançaient afin de créer cette petite houle délicieuse qui enveloppe la félicité.
En un instant, le Renard se cabra majestueusement pour montrer ses fiers canons droits et luisants.
Les voiles se déployèrent pour entourer d'un secret pudique, cette étreinte farouche.
Mouvement de houle et grincement des coques, le secret était à l'oeuvre.
De tous les plats-bords sortaient des étincelles ! Un feu brûlant couvait là-dessous !
Leurs bateaux-amis étaient là et même, la nuit et la lune, s'étaient déplacées tout spécialement.
La lune n'en cru pas ses yeux car son amie la nuit était vaincue : La nuit était jour !
Un grand bonheur dans le port de "Brest-même" !
Renard et Recouvrance avaient rendez-vous avec le jour et la nuit, avec les étoiles filantes.
Le soleil et la lune avaient envie de faire de même car tous étaient à l'unisson.
Ce soir là fût une apothéose dans cette si magnifique rade de Brest.
Le tonnerre (de Brest) fit son apparition et fit claquer ses œuvres, relayées par les sirènes.
La Rade de Brest fut embrasée par une étreinte pendant plus que tous les instants imaginables !
On s'est aimés sur les bords de cette rade !
De ce bonheur partagé, que croyez-vous qu'il advint ?
Chers amis, il faut me croire car seuls nos amis présents ont la vérité que je m'en vais vous livrer :
de cette étreinte si prodigieuse est né un transfert sur notre amie "l'Abeille" de chez "Flandre".
C'est elle qui s'est retrouvée enceinte et est venue, ce soir nous présenter sa progéniture.
Vu son embonpoint, il s'agit forcément de la "Reine", la Reine des Abeilles.
Vous l'auriez vu, se dandiner de gauche à droite, ses flancs généreux exposés à tous,
mugir de sa voix lugubre et mélodieuse !
Du grand art dans la "comédia d'elle arte".
Elle avait raison d'être fière car elle nous présentait douze petits et fiers navires.
Elle était devenue "mère porteuse", porteuse "d'espérance" et donc de "re-couvrance".
C'est ainsi que le transfert s'est opéré.
Avec délicatesse, ces petits "piou piou", voguaient dans l'ordre, parfois dans le désordre,
tout comme dans une famille unie, mais toujours dans la dignité qui sied à tout émerveillement
de la naissance d'un être qui est immédiatement cher.
Oh ! ils ont pris leur temps car ils savaient qu'ils avaient "le monde entier de la mer" devant eux.
Nous avons assisté à l'amour des bateaux entre eux et à la naissance de douze d'entre eux
.Majestueux, éblouissant et magique !
Séquence "émotion" jusqu'à Douarnenez car il faut après la "noce", le "retour de noce", forcément.
Qu'il va être dur d'attendre 4 ans !
18:45 Publié dans Humeurs , Humour , Pensées poétiques , Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest 08, Brest 04, Gustave Courbet, Origine du monde, Recouvrance, Le renard
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Commentaires
Et pour le marin fougueux qui, dans la foulée reprend pied, il y a au bout du bout de la rade de Brest, après Landerneau, bien après même , Vladivostok ", maître de l'Orient" autre vagin, sûrement, au bout du Transibérien, qui n'est pas comme le Paris-Brest un gâteau, mais un train. Un vrai.
Ecrit par : Haddock | samedi, 19 juillet 2008








