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samedi, 28 juin 2008

Les ronds-points de Brest sont malades.

Nos ronds-points sont malades. Ils viennent d'attraper la coqueluche qui sévit dans tout le pays et qui se traduit par des boutons en excroissance dus au fait que ces ronds-points sont devenus des déchetteries à ciel ouvert. Toutes nos vieilleries y sont étalées, juste à un endroit ou la vigilance doit être de mise. Avouez qu'il y a de quoi être surpris, ce qui encourage la distraction et les carambolages. Près de Nantes, vous aurez le droit, en pleine nuit au démarrage d'une soucoupe volante quand il ne s'agit pas de l'hymne au pinard avec pressoirs, alambics, vignes… Qu'arrive-t-il à la ville de Brest, si moderne, de s'inventer des déchetteries à ciel ouvert ? Nous vous conseillons d'y mettre le "Clemenceau" et le "Colbert". Pour Brest 08, cela serait plus justifié et nous avons encore le temps.

vendredi, 20 juin 2008

A quoi bon le "Oui" si le "Non" n'existe pas ?

Nos hommes politiques ont ceci de remarquable
que si le résultat d'une consultation démocratique
ne leur convient pas, ils imaginent aussitôt de faire
revoter les récalcitrants, mais jamais en sens inverse.
C'est ainsi que nous, les citoyens du monde libre,
nous nous demandons s'il faut vraiment conserver ces consultations.
En fait nous sommes en plein "remake" des bons et des méchants.
Les méchants étant, bien entendu, "les autres".
Le Général de Gaulle nous avait appris que le "Non" était respectable.
Il l'a sûrement regretté mais jamais discuté.
L'Europe a du souci à se faire avec son vocabulaire.

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Marianne du 12 au 18 juillet 08. N°55

lundi, 09 juin 2008

Sans les pannes, les machines seraient inhumaines* !

Qui aurait touché un jour une machine sans qu'elle ne tombe en panne ? Vous, sûrement, mais sûrement pas moi. Voilà ma destinée humaine à n'être qu'un humain parmi tant de machines. Remarquez, toutes ces machines en panne me réconfortent car elles me permettent d'aller voir à l'intérieur ce qui s'y passe. Comprendre l'invisible de la machine, c'est un peu comme aller voir sous les robes des dames. Les boulons, les vis, les écrous, je connais maintenant tout cela par cœur, juste pour la bonne cause : arriver à l'heure à l'école avec mon Solex. Jamais une seule femme ne m'a aidé, juste des copains et parfois mon Père. En cours de Maths, je trouverai logique de savoir monter et remonter un Solex. Rien que pour arriver à l'heure à l'école ! Aujourd'hui que j'ai un peu grandi, c'est ma Deudeuche que je démonte et que je remonte. Je ne suis jamais en retard à mes rendez-vous. Il faudra juste m'expliquer comment on fait pour avoir les mains toujours propres. Ma Deudeuche à 4 pattes. Deux devant, bien à elle, pour rouler et deux derrière qui sont les miennes, pour pousser. Voici donc deux machines "inhumaines" devenues bien "humaines", peut-être parce que je suis un peu dedans. Essayez d'acheter une voiture d'occasion sans donner un coup de pied dans les pneus pour savoir s'ils sont bons, vous n'y arriverez pas. D'ailleurs, ce n'est pas le moteur que vous regarderez mais le confort des sièges. C'est bien connu, nous les êtres humains, nous sommes superficiels et délicats, tandis que la mécanique, c'est un don du Ciel. Mieux vaut dire "hue cocotte" à sa Deudeuche en haut des côtes que tous les jurons du Capitaine Haddock ! N'allez plus acheter une machine sur Internet, ce serait juste une boite dans une boite en carton. Allez donc chez le marchand qui vous donnera la date de naissance, les préférences de votre machine et surtout le magique "et plus si affinités". Vous aurez fait un mariage d'amour et non de raison. A vous, la machine "humaine", sans pannes ! PS : Si un jour, vous démontez et remontez un réveil mécanique, sachez qu'avec moins de pièces, çà marche encore. Magnifique, la mécanique ! * Illustre cancre inconnu qui doit être bien grand maintenant.

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