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mercredi, 30 avril 2008

Qui veut réveiller les Bretons ?

Un projet de transformation des voies express bretonnes gratuites en autoroutes payantes vient d'être annoncé par une société privée d'autoroute qui y verrait un nouveau fromage à son profit. (Le Télégramme du 25 avril 08). Aujourd'hui, ceci est présenté comme hypothèse afin de ne pas trop heurter la population et vérifier ce galop d'essai. Ces voies express ont été décidées par le Général de Gaule en 1969 pour éviter l'explosion économique et sociale de la région qui a tant été délaissée par les gouvernements successifs. Ce plan devait être terminé en 1975 et n'est toujours pas terminé en 2008. Dire que ces voies express sont gratuites est un doux euphémisme car les anciennes nationales sont devenues départementales et donc à la charge des Bretons qui ont également participé grandement à la réalisation du nouvel équipement. Donc, payer pour rouler, les Bretons savent déjà faire. Certes, beaucoup de choses restent à entreprendre : des stations service ouvertes 24h/24h, des entrées et sorties qui ne soient plus "ni queue ni tête", des portions considérées comme "dangereuses", trop de maisons à proximité immédiate… Tout ceci avait été prévu par le gouvernement, il y a quelques années, et ce, financé par l'Etat avec le plan baptisé LACRA (Liaison Autoroutière en Continuation du Réseau Autoroutier) Celui-ci a été refusé en Bretagne car il engageait la fermeture d'échangeurs. Les industriels qui ont installé leur laideur juste au bord des voies express ont gagné. Aujourd'hui, Messieurs les concessionnaires privés, si vous voulez investir en Bretagne, c'est bien volontiers que nous vous confierons le retour de nos anciennes nationales avec une continuité complète, la construction de quelques ponts dont un nouveau pont de Plougastel ainsi que la fin du tronçon en Bretagne centrale. S'il vous reste du courage, nous pourrions vous conseiller les liaisons Roscoff/Lorient et St Brieuc/Vannes. Nous avons, nous aussi, des projets. Mais de grâce, ne prévoyez pas d'octroi sur nos routes car vous réveillerez la Bretagne et les Bretons. Nous sommes fidèles à notre Duchesse Anne mais aussi à Ste Anne que nous savons implorer. Quelques lutins et korrigans vous feront entrevoir notre détermination à rester Français en Bretagne, à moins que vous ne préfèreriez que nous redevenions Bretons en Bretagne. Pas de centrale nucléaire à Plogoff, pas de péage sur nos routes ! Plogoff et la Pointe du Raz sont devenus "Grand site de France". Nous n'en demandons pas tant pour nos voies express. Nous avons réalisé des efforts surhumains pour nous libérer des octrois et nous n'avons absolument pas envie d'y revenir, fussent les nombreuses fêtes médiévales pour commémorer l'An 2000. Avez-vous une filiale pour entretenir et faire payer les trottoirs et jardins publics ? Vous faîtes allusion à Anne de Bretagne en faisant observer quelle n'avait pas obtenu de concession perpétuelle. Une concession perpétuelle ne s'adresse que pour un caveau au cimetière. Pas de concession, donc, mais un traité. Nous sommes calmes actuellement pour accueillir le départ du Tour de France, les grandes fêtes maritimes de "Brest 08", le festival des "Vieilles charrues" à Carhaix… Nous savons donc être accueillants et polis en ne faisant point payer nos routes. Chacun apprécie.

samedi, 19 avril 2008

Imaginons que les Jeux Olympiques se déroulent à Paris en 2008 !

232f8e5e1dc3cba03bbb6289347e1ff3.jpgCertains ont œuvré dans ce sens et beaucoup d'autres l'ont espéré. Ceci n'aurait pas empêché la Terre de tourner et nous aurions été forts heureux d'accueillir à Paris les athlètes du monde entier, accompagnés de leurs nations. La Chine se serait toujours appelée "Chine", le Tibet "Tibet" l'Irak "L'Irak", la Corée du Nord, L'Iran, la Somalie, itou. Aurions-nous tant tempêté contre des régimes qui furent parfois les nôtres et que nous ne voulons plus voir ? Aurions-nous "boycotté" les athlètes Chinois ? Aurions-nous arboré un badge (Ah ! l'exception française !) pour l'imposer à tous ? Les jeux olympiques ne sont pas l'ONU, messieurs les politiques. Juste une rencontre des sportifs du monde entier, passionnés par leur sport. Faudrait-il se faire la guerre par athlètes interposés ? Sport et politique ne font pas bon ménage. D'ailleurs, nous ne voyons pas beaucoup d'hommes politiques sur la piste du stade. Avant que la politique ne se déchaîne, n'oubliez pas "nos" Jeux Olympiques. Si ce "boycott" a vraiment un sens pour certains, il est très facile de ne point regarder les Jeux olympiques de Pékin à la télévision (acte citoyen volontaire), ou de ne plus acheter de produits "made in China". C'est notre petit confort qui s'en trouvera chamboulé. Certains diront que tout est encore possible et que, notre Président, à coups d'interventions à la Télévision, peut accueillir les Jeux à Paris. (3 mois, c'est jouable !) Est-ce bien ce que nous voulons ?

jeudi, 17 avril 2008

Ma belle tirelire.

ac94e7617b6a0b992d500a8e93806502.jpgAvant de devenir pauvre, ma tirelire a toujours été riche. Toutes mes pièces secrètes y étaient nichées pour une certaine éternité. Le poids de mes pièces valait bien le poids des mots des autres. Ma toute première tirelire n'est plus, écrasée par le poids du gros marteau, trouvé dans l'atelier de mon père. Je n'avais pas besoin des pièces, mais de pouvoir compter mes rêves accumulés qui s'entassaient, sans nombre. J'étais plutôt fier de ma découverte, mais bien embarrassé des morceaux épars. C'était l'heureux temps où, avec un marteau, je pouvais conquérir le monde. Aujourd'hui, tout part par le trou du bas, ce bouchon en caoutchouc qui met en rogne et en grogne le marteau et mon angoisse de casser ma tirelire. Mes rêves sont en toi, petit cochon rose, et il ne faut pas que pour un simple changement de franc en euro, je les écrabouille pour aller voir le banquier. Une tirelire, se doit d'être en porcelaine, et dotée d'un seul passage magique. Ma pièce économisée passera par là, puis par le marteau. C'est ainsi que je construis mes rêves. Fuyez donc ces tirelires qui fuient le temps et les rêves avec leur caoutchouc ! Pour construire une jeunesse, retrouvons nos tirelires d'antan ! La jeunesse est le temps des anciens qui ont su si bien être jeunes. Redonnez-nous une tirelire, façon cochon rose, en porcelaine, et nous allons reconquérir le monde.

mardi, 08 avril 2008

La flamme olympique à Paris : Ô l'impie !

La planète se met à frétiller tous les 4 ans, permettant aux nations de se confronter sans armes.
Qu'il est difficile de les laisser aux vestiaires !
Les mots "politique" et "athlète" n'ont pas les mêmes racines.


La flamme olympique, cette impie nouvelle, vacille de villes en capitales, rencontrant le vent de la tempête.
Les braises se dispersent à travers la campagne (politique) donnant naissance à des feux-follets, puis aux lutins.
"Je" m'amuse en pensant regarder ces jeux, dit le soleil.
La lune pareillement, pensant veiller sur le repos des athlètes.
Sont-ce les gouvernants de la planète qui seront sur la piste du stade olympique ?
Auraient-ils oublié leur arène réservée : l'ONU ? Quelques courses dans les escaliers permettraient de départager les beaux parleurs.
Aurait-on tant parlé de la Chine et du Tibet si ces jeux s'étaient déroulés à Paris, comme tant espérés ?
N'y aurait-il qu'en Chine et au Tibet que les droits de l'homme soient bafoués ?
Faut-il être "à la mode" pour voir sa cause soutenue ?
Moscou en 1980, était-elle une capitale modèle de vertu ?
Il serait préférable de relire les principes anciens et modernes des jeux olympiques. Juste une relecture, Messieurs les politiques.
La flamme ne veut plus être l'impie des jeux.
Celle-ci ne sert qu'à éclairer le chemin de tous les athlètes.
Eux seuls sont à l'honneur. Place au sport et aux sportifs.
Ne mérite-t-on pas une trêve tous les 4 ans ?

jeudi, 03 avril 2008

Les oiseaux.

Un oiseau est une espérance de vie.
Les oiseaux de ce printemps comme de tous les autres,
m'enchantent à chaque fois que j'entends ces sons mélodieux.
D'aucuns me disent qu'ils balisent leur territoire et qu'ils le défendent bien.
Soit, s'il faut en passer ainsi, mais que diriez-vous que les hommes en fassent autant ?
Toutes ces guerres incessantes ne pourraient-elles produire que des musiques
sans cesse renouvelées ?
Certes, nous avons besoin de ces guerres pour nous prouver nos forces et nos raisons.
Mais en chansons et sifflements mélodieux, tout ceci ne serait-il pas plus charmant ?
Pour sauver notre pauvre petite humanité de notre si petite planète, sifflotons tous !
Si vous ne savez pas comment, écoutez les oiseaux qui vous entourent.
Eux seuls, savent faire la guerre en sifflotant.
Connaissez-vous d'ailleurs un peintre en bâtiment qui ne sifflote pas ?
Peintre en bâtiment, c'est un bon métier !
Pensez-y, ce printemps, les oiseaux sont les seuls à n'avoir pas changé l'heure d'été.
Ils ont au moins une heure d'avance sur vous qui ne voulez pas écouter la nature.
Et faîtes bien attention que ces oiseaux n'écoutent le grand maître Alfred Hickok !
Un petit sifflement pour commencer la journée, ne serait-ce pas charmant ?

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