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jeudi, 17 avril 2008
Ma belle tirelire.
Avant de devenir pauvre, ma tirelire a toujours été riche. Toutes mes pièces secrètes y étaient nichées pour une certaine éternité. Le poids de mes pièces valait bien le poids des mots des autres. Ma toute première tirelire n'est plus, écrasée par le poids du gros marteau, trouvé dans l'atelier de mon père. Je n'avais pas besoin des pièces, mais de pouvoir compter mes rêves accumulés qui s'entassaient, sans nombre. J'étais plutôt fier de ma découverte, mais bien embarrassé des morceaux épars. C'était l'heureux temps où, avec un marteau, je pouvais conquérir le monde. Aujourd'hui, tout part par le trou du bas, ce bouchon en caoutchouc qui met en rogne et en grogne le marteau et mon angoisse de casser ma tirelire. Mes rêves sont en toi, petit cochon rose, et il ne faut pas que pour un simple changement de franc en euro, je les écrabouille pour aller voir le banquier. Une tirelire, se doit d'être en porcelaine, et dotée d'un seul passage magique. Ma pièce économisée passera par là, puis par le marteau. C'est ainsi que je construis mes rêves. Fuyez donc ces tirelires qui fuient le temps et les rêves avec leur caoutchouc ! Pour construire une jeunesse, retrouvons nos tirelires d'antan ! La jeunesse est le temps des anciens qui ont su si bien être jeunes. Redonnez-nous une tirelire, façon cochon rose, en porcelaine, et nous allons reconquérir le monde.
20:49 Publié dans Humeurs , Pensées poétiques , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Tirelire, marteau, caoutchouc, rêves, cochon rose
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