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vendredi, 30 novembre 2007

Où faut-il être Premier Ministre ?

Le Président Nicolas Sarkozy déploie une grande énergie
pour réduire le poste de Premier Ministre (sauf le salaire),
tandis que le Président Wladimir Poutine déploie une grande
énergie pour valoriser le poste de Premier Ministre en Russie.
C'est ainsi que nous savons que nous habitons
soit à l'Est ou l'Ouest. La vie politique est un mystère.
Les Belges, eux, ont tout compris : plus de Premier Ministre
ni de gouvernement. Beaucoup d'économies en perspective.


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L'Express du 13 décembre 07.

mercredi, 28 novembre 2007

La voleuse de lumière.

La nuit ! Vous l'aurez reconnue. Minutes par minutes elle grignote notre espace de vie et nous oblige à vivre dans des espaces confinés sous des ampoules blafardes. Novembre est le pire des mois car nous ne sommes pas encore habitués à cette traîtrise immuable et qu'il n'y a pas de cadeaux. Les révolutionnaires de 1789 ont bien essayé de lui changer de nom mais rien n'y fit. Brumaire et Frimaire ont capitulé contre la voleuse de lumière. Il eut fallut l'éradiquer sous la guillotine. Ils n'ont pas osé. Nous pourrions suggérer au gouvernement de supprimer nous-mêmes ce Monsieur Novembre afin de faire beaucoup d'économies d'éclairage et de chauffage. Noël arriverait beaucoup plus vite ! Finalement, il ne s'agit que d'un jeu d'écriture, tout comme l'heure d'hiver et l'heure d'été pour lesquelles personne ne sait s'il faut avancer ou reculer les aiguilles. Ce qu'il nous faut pour notre santé et notre moral, ce sont des jours longs et réguliers. Qu'en pense le corps médical ? Eradiquons cette voleuse de lumière, très racaille et sauvageonne !

mardi, 27 novembre 2007

Elle habite en bas de la côte.

La vie rurale a ceci de merveilleux que chaque parcelle de terre
a un nom, tout comme les cailloux près des côtes de la mer.
Chaque parcelle de terre, mais aussi chaque personne.
Ici, on se connaît, tandis qu'en ville, c'est autre chose.
Demander son chemin en campagne est un poème, chaque jour renouvelé.
Entendre : "c'est facile, vous prenez la deuxième route à droite, puis la troisième
à gauche" sera toujours ponctué par un : "vous ne pouvez pas vous tromper".
C'est charmant car c'est très vrai pour la personne qui vous explique tout si bien.
Bien entendu, deux autres personnes, venues de nulle part, vous feront part de
leurs préférences qui n'ont rien à voir avec votre première indicatrice.
Soyez rassurés si on vous indique de dépasser la ferme du père Mathurin,
c'est le bon renseignement et vous trouverez sûrement.
Dites-vous bien que si vous entendez : " Elle habite en bas de la côte",
c'est que votre agent de renseignement habite elle-même en haut de la côte,
et sûrement pas en bas de la descente.
Repartez prudemment en essayant de ne pas entendre : "Tiens, celui-ci n'est pas d'ici".
Si vous n'avez pas trouvé la deuxième route à droite, puis la troisième à gauche
après la ferme du père Mathurin, vous risquez de dormir dans votre voiture.
Au réveil, les petits oiseaux seront pour vous.
Ne prenez jamais de GPS, la poésie est à vos pieds.

mercredi, 21 novembre 2007

Personne ne m'aime !

Informatique ingrate.
C'est à des petits riens que l'on découvre l'ingratitude humaine.
Personne ne m'aime car je ne reçois aucun spam de nulle part ailleurs.
Au registre des abonnés absents, j'erre comme une âme en peine.
Pourrais-je compter sur quelques bonnes âmes qui accepteraient
de me confier quelques spams contre une reconnaissance éternelle ?
Ouvrir son ordinateur chaque matin et ne rien découvrir est déprimant.
Les seuls courriels reçus sont les factures. Nous pourrions échanger.
Mes virus ont dû s'emmêler dans la grande toile des anti-virus, eux-mêmes
attaqués par des virus mangeurs d'antivirus et de virus en fin de vie.
Pour exister vraiment, ouvrons une bourse aux spams !
Aujourd'hui, pour être citoyen du monde, chacun devra être vigilant
à la répartition équitable des spams entre tous.
Sauvons la planète !

lundi, 19 novembre 2007

"Ils ne veulent plus mourir pour 50 euros".

L'article "Ils ne veulent plus mourir pour 50 euros", paru dans Marianne du
17 novembre 07, en page 32, a retenu toute mon attention.
Sentant monter une révolte des personnes décédées par agression,
et ce, pour 50 euros, nous risquons un même mouvement par les personnes
agressées et décédées pour 100 euros.
Ces temps-ci, le crime ne paie pas.
Ou sont donc passés nos crimes pour le "million" ?
La faute à l'euro, sans doute.


"Ils ne veulent plus mourir pour 50 euros".

Honnêtement, je ne pense pas que Madame Luong Phong, 56 ans,
agressée dans le 9/3 ait été plus contente de succomber pour 1OO euros.
A partir de quel prix, cela vaut-il le coup ?
Mourir pour 100 euros est le départ des nouvelles enchères.
L'histoire dit que quel que soit le montant dans le portefeuille,
on ne le revoit pas au paradis.
Cette personne me paraît plutôt prudente car si elle avait en permanence
1000 euros dans son sac, elle serait morte depuis bien longtemps.
Je me suis souvent demandé pourquoi les femmes avaient toujours un sac.
Entendez-vous souvent : "un petit Pépé agressé pour 50 euros ?
La morale de cette histoire, ce n'est pas la somme d'argent mais le sac à main.
Pour que nos petites dames vivent, les couturiers doivent se pencher sur la question.

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mercredi, 14 novembre 2007

Les nouvelles sont réjouissantes.

Les nouvelles politiques circulent vite depuis que notre
Président préféré se déplace sur tous les foyers de grève
et les flammes de mécontentement. Au cours d'un des survols
de notre cher hexagone, un idée subite lui a traversé l'esprit.
Vu de son Airbus A380, la Belgique lui a paru bien petite
et appétissante à souhaits. Il pourrait loger en un seul vol, tous les Wallons,
si désespérés de ne plus avoir de gouvernement. Notre Premier Ministre
étant très disponible pourra leur faire passer les tests ADN et les certifier "Français".
L'aide humanitaire rejoindra l'ambition d'une France plus forte dans l'Europe.
Certes, Napoléon y est allé plus vite, mais gardons notre humanisme intact.
Paris ne sera pas la capitale de l'Europe, mais la capitale de l'Europe
sera Française. CQFD.

L'élan de générosité qui caractérise notre gouvernement met en exergue
la solidarité des Présidents entre eux. En effet, pour éviter que les Présidents
Chirac, Giscard d'Estaing, Mitterrand, ne soient injustement traînés devant
les tribunaux, la Ministre Garde des Sceaux, les fait fermer presque tous.
Avec les grèves des transports à répétition, plus la peine de se déplacer
à 300 km. Un justificatif de la SNCF suffira.
Ce qui a motivé ces fermetures est la conclusion de la grande enquête :
"La justice mérite-t-elle son nom" ? "Es-t-elle bien juste" ?
Mais au fait, s'il n'y a plus assez de tribunaux, est-ce que notre Président
pourra réellement divorcer ?
Cette polémique sur la fermeture des tribunaux nous troublent car personne
n'a vraiment envie de s'y retrouver, pas même les sauvageons, ni la racaille.
Une autre grande institution a très bien réussi sa réorganisation sans histoire :
"L'Eglise" avec ses trop nombreuses églises, chapelles et curés.
Les regroupements de paroisses, la fermeture d'églises et de confessionnaux
se sont très bien déroulés. Le gouvernement devrait se renseigner sur la méthode
employée. Ces confessionnaux ressemblaient étrangement à des tribunaux.
Les peines y étaient moins lourdes et l'absolution y était de mise.
"L'ardoise magique", avions-nous coutume de l'appeler.

A bien y regarder, les nouvelles sont réjouissantes car à chaque fois,
l'ouverture politique vient rencontrer la fermeture des acquis.

lundi, 12 novembre 2007

Les mots appartiennent à tous...

Les mots appartiennent à tous,
l'assemblage des mots, à quelques-uns.


Tant de mots s'entrechoquent dans ma tête, et aucun
ne veut sortir correctement habillé de sa belle syntaxe.
Tourbillon des mots entremêlés qu'un charivari entraîne
cahin caha sur la pente de ma gentille paresse.
Onomatopées, barbarismes sont mes amis et mes confidents.
Nous nous comprenons très bien et faisons joyeuse route ensemble,
car nous nous appartenons.
Enfiler les mots sur la ligne du cahier dans le bon ordre et sans les
rudoyer s'apparente au fil qu'il faut faire passer dans le chas d'une aiguille.
Pourtant, un poète portugais, ami des paresseux, a déclaré :
"Pour écrire, il ne faut pas être trop intelligent, il faut être un idiot fulgurant".
Peut-être que pendant la nuit, les mots retrouvent leur place, par enchantement ?
Est-ce réservé uniquement aux poètes portugais ?
Assemblons, assemblons, me souffle-t-on derrière mon dos qui n'en peut plus.
Même alignés devant mes soldats de plomb, personne ne comprend ce que
je dis si bien. Heureusement que les mots appartiennent à tous.

samedi, 10 novembre 2007

Noir et blanc, serait-ce cul et chemise ?

Le noir se pose sur le blanc avec la légèreté de la souffrance.
Application lente et savoureuse, faite de pleins et de déliés,
quelques pattes de mouche appelées "virgules", suivies du geste
salvateur du "point" qui s'invite quand on en a marre.
Blanc et noir trouveront leur chemise en une belle couverture chamoirée.
Partir de rien pour arriver à peu de choses, voila l'ivresse de l'instant.
Le livre est né, fêtons tous son avènement.
Ne soyez pas intimidés par tant de noir sur si peu de blanc, car "pour écrire,
il ne faut pas être trop intelligent, il faut être un idiot fulgurant".*
Tous les idiots fulgurants sont donc alignés chez les éditeurs.
Quant aux lecteurs occasionnels, nous recherchons une citation adéquate,
qui pourrait être : "la lecture a été inventée pour ceux qui ne savent pas écrire"*.
Le véritable secret de cette alchimie suave est que "écrire, est une façon de parler
sans être interrompu"*. C'est le moment où l'idiot devient fulgurant !
A tous les bavards de la Terre, un seul conseil : "A vos plumes et encriers" !
mais ne mélangez pas les couleurs, au risque de côtoyer le caca d'oie.
Noir et blanc, serait-ce cul et chemise ?

*Antonio Lobo Antunès. Poète portugais.
** Un idiot fulgurant inconnu.

vendredi, 09 novembre 2007

Augmentation de salaire pour le Président.

Pour éviter toute polémique sur une augmentation si surprenante,
n'aurait-il pas été plus judicieux de lui accorder des "stock-options" ?
Un barème présidentiel serait ainsi institué :
- si l'indice des prix baisse, il double la mise,
- si les salaires augmentent de 10%, il triple la mise.
- s'il provoque une guerre, une famine, des maladies, il rembourse au centuple.
Elire un Président aux résultats est la forme moderne du management.
C'est l'exact endroit où nous aimerions avoir un Président, riche, très riche.
Plus de délit d'initiés, car les "initiés", ce sera nous.
Nous serons sur le pont tous les jours pour vérifier la performance.
Pour voter utile, votons pour un Président riche.

lundi, 05 novembre 2007

Je trouve très laid la beauté des femmes.

Ah qu'il est laid le débit de l'eau,
Ah qu'il est beau le débit de lait…

Qui a dit qu'une femme devait être belle ?
Les hommes, oui, mais c'était pour dire :
"Sois belle et tais-toi" !
De nos jours, les femmes veulent être belles
tout en prenant la parole et la garder en permanence.
Trop parler nuit à la beauté et le rimmel ne tient plus en place.
Heureusement que toutes les femmes ne sont pas belles
sinon la course serait sans fin. A qui nous comparer ? diraient-elles.
De toutes différentes, elles sont devenues toutes pareilles.
Même jeans, mêmes fesses calibrées, même coiffure…
Nous en arrivons à confondre nos compagnes, c'est vous dire notre désarroi.
Curieusement, les "femmes qui se disent belles" n'ont aucune
ambition pour les hommes. Elles les préfèrent "brut de fonderie".
Il est vrai qu'il n'y a plus beaucoup d'argent dans la tirelire.
C'est ainsi que nos acteurs chéris ne sont plus, depuis longtemps,
dans le calibre de Robert Redford.
Toutes ont adoré Michel Simon, Paul Préboist, Bourvil, Fernandel…
Nous dirons donc que nos acteurs "laids" sont très "beaux" au grand dame
des Américains qui n'osent pas importer nos chefs-d'œuvre à cause de
notre laid qui est beau chez nous, les hommes.
Les femmes ont décidé de s'habiller de pommade le matin afin de retirer
le soir le lourd manteau de l'uniformité.
Ah qu'il est laid le débit de l'eau,
Ah qu'il est beau le débit de lait…

Ces temps-ci vous semblez revenir à coutume ancestrale de l'allaitement.
Nous en sommes fort aise, mais pourquoi donc faut-il une campagne de
communication intense pour se rappeler le bon sens ?
Au fait, le corps médical n'est pas très heureux de cette mode des blues-jeans
serrés qui augmentent la température du corps et rétrécit le bassin.
Préférez-vous les césariennes, comme César ?
A la beauté "mode" des femmes, assurément, je préfère le charme,
le sourire et la conversation, qui durent toute une vie.

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