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mardi, 07 août 2007

Savez-vous ce que c'est qu'un blog ?

"C'est ce qu'on écrit au monde entier, en cachette".
Pas question que tu regardes par-dessus mon épaule
pour voir ce que j'écris : c'est secret.
Pour les autres, c'est permis et même très conseillé.
Je vous aime bien, tous, car je ne vous connais pas.
Plus mon blogueur attitré est loin, plus il est charmant
et digne d'intérêt. Ma voisine de palier est vraiment
trop proche pour que je lui livre mes secrets.
Nous avons horreur des écoutes téléphoniques au domicile
mais acceptons très bien l'espionnage des téléphones portables,
des courriels et blogs.
Ainsi va la vie car l'anonymat est lourd à supporter.
Pourrai-je être connu de quelqu'un ?
"Blog" aurait pu se traduire par "bouteille à la mer",
ou carnet intime, jardin de mes secrets.
Tout est pour vous, rien que pour vous.
Ne le répétez à personne.

lundi, 06 août 2007

Le facteur.

medium_Facteur_en_vélo..jpg Notre facteur, c'est le plus gentil des facteurs. Toujours à l'heure, ou presque, je l'entends venir car il n'oublie pas de faire résonner sa sonnette après le grand virage pour que je puisse aller à sa rencontre. C'est un code secret entre nous deux, sauf qu'un jour, il m'a dit qu'il faisait la même chose dès qu'il y avait des enfants. Si vous voulez suivre notre facteur, écoutez sa sonnette, il sera là. Il est très gentil car il présente toujours les lettres agréables en premier et cache en dessous les factures. Il dit qu'il n'aime pas distribuer les factures. Parfois, quand j'ai une lettre pour mon copain Philippe qui habite en haut de la côte, il le lui remet sans le timbre. C'est un autre secret entre nous. Il ne faut pas le répéter. Alors, pour le remercier je lui donne des pommes et des poires du jardin, parfois des radis, des carottes et il met tout çà dans ses grandes sacoches. Ce qu'il aime le plus, c'est quand je cueille des fleurs sur les talus et que je les dépose aux endroits convenus sur le bord de son chemin. Il les ramène à sa femme qui est très contente et comprend son retard pour les ramasser toutes. En fait, le facteur est avec mon père en train de boire un p'tit coup ! Dame, après toutes les côtes, il faut bien un petit remontant. Le chef de notre facteur n'a jamais fait le parcours en vélo et il ne peut pas s'en rendre compte. La semaine dernière, mon père voulait donner un chaton à la voisine qui habite deux côtes plus loin. Hé bien, c'est notre facteur qui l'a pris dans les sacoches de son vélo. Quand je vous disais que notre facteur, c'est le plus gentil des facteurs ! Un jour, je lui ai dit que j'étais toujours heureux de le voir mais que j'étais quand même triste parce que je ne recevais jamais de lettres. Le lendemain, il brandissait une carte postale en ne tenant son guidon d'une seule main ! Une carte postale pour toi, une carte postale pour toi !... Fébrile, je regardais l'objet de tous mes désirs : c'était mon facteur qui m'avait écrit ! Avec un timbre, s'il vous plaît, et oblitéré par lui-même, sûrement ! Ce jour là, je décidais que je serai toujours fidèle à mon facteur. Et, cette promesse-là, je l'ai toujours tenue. Hélas, un jour, le facteur est venu sans son vélo mais une 2CV. Il était très gêné, sans savoir s'il devait être fier ou pas. Il n'y avait plus de sonnette mais un klaxon. Pourquoi faire ? Sa tournée avait plus que doublé et il se rendait bien compte que s'il voulait être à l'heure à la fin de la tournée, c'est tout juste s'il avait le temps de sortir de sa 2CV pour mettre les lettres dans la boîte. Parce que nous, nous étions obligés d'avoir une boîte, alors qu'avant, le facteur rentrait toujours dans la cuisine, sans son vélo, mais parfois on se demandait si le vélo n'allait pas rentrer tout seul. Pour les pommes, les poires, les radis et les carottes, c'était plus pratique, mais encore fallait-il qu'il ait le temps de s'arrêter. Mon père n'était pas très content de perdre une occasion de boire un p'tit coup. Nous avons toujours notre facteur, mais nous ne nous faisons plus qu'un petit signe par-dessus la haie. Notre facteur à vélo, fait partie de la grande chaîne des hommes qui relient les hommes. Beaucoup mieux encore que les agents de l'EDF qui sont obligés de monter sur leur poteaux pour le dire. Notre facteur, il descend juste de son vélo et on cause. Et savez-vous de quoi on cause avec mon facteur à vélo ? Du tour de France, pardi ! Il le fait plusieurs fois, son Tour de France, avec sa tournée en vélo. Et les côtes, il connaît ! Facteur, c'est le meilleur entraînement pour le Tour de France. Tandis qu'en 2CV, çà ne joue pas !

samedi, 04 août 2007

Pour en finir avec ces privilèges…

…il convient de révoquer "la nuit du 4 août 1789, appelée
parfois : " pendant l'horreur d'une profonde nuit".
Nous avons su révoquer l'Edit de Nantes, appelée parfois
"Lady Di de Nantes".
Une fois révoquée la nuit du 4 août 89, nous serons tous
égaux devant les privilèges. Il n'y a aucune raison que
seuls les Républicains en soient pourvus.
Les privilèges étant une denrée typiquement française,
ils doivent être partagés par tous, au nom du principe de
précaution et de notre exception culturelle française.
Lutter contre les privilèges est un leurre, la raison est de
les partager entre tous.
Entre nous, voter une loi en pleine nuit, sans électricité,
ne rime à rien.
Votons donc la révocation de cette loi en pleine lumière
du prochain jour du 4 août.

jeudi, 02 août 2007

Et si on reparlait du Clemenceau ?

medium_Le_Clemenceau..jpgMaintenant que le Président Chirac l'a ramené depuis la route des Indes avec sa laisse, le Président Sarkozy a sûrement une idée. Il a toujours des idées. Faire barboter tous les ministres socialistes une fois les "flons flons" de l'été passés, semble être la solution retenue. A moins que le Clemenceau ne soit réservé pour "Pt'it Louis" pour ses petites fêtes sur la Seine, juste devant le domicile de Papa avec hélicoptères pour les invités. Pour le moment, le Clemenceau est très heureux d'être parmi nous à son ponton préféré, et nous, nous sommes très heureux de veiller sur lui. Nous l'avons bien construit à Brest, et nous n'aimerions pas le voir "dé-construire". Encore un instant, semble-t-il nous dire. Cet instant, nous le lui accordons bien volontiers. Si "Pt'it Louis veut bien le garder, nous en serions ravis. Sa maman a bien d'autres missions à accomplir au-delà des mers et un porte-avions sera utile pour son confort et sa sécurité. Et si nous gardions le Clemenceau pour vingt vies encore ?

Fainéant !

Le rêve ! Le pied ! Byzance !
Faire le néant, c'est le rêve, mais c'est toujours faire.
Quand donc pourrai-je m'arrêter ?
Ce néant que l'on me dit de faire, m'obsède.
Fais néant, me dit-on constamment !
C'est sur la plage que l'on reconnaît le fainéant qui ronfle.
Et moi, je ne ronfle pas. Pourtant, c'est moi le fainéant.
Un jour, on me traitera de : "faislevidesidéral".
Etre dans le néant doit être reposant.
Plus personne pour me traiter de fainéant.
Et vous, cet été, sur la plage, qu'allez-vous faire ?

An 2000, retour vers le passé !

medium_Calèche..jpgQuelle est la commune, la ville qui n'a pas son album de
cartes postales anciennes, sa rénovation de centre-bourg
ou centre-ville avec des petits pavés "à l'ancienne (venant de Chine)
et ses poteaux et plots en remplacements des trottoirs ?


Le Moyen Age fait irruption en force et semble s'installer pour longtemps.
Nous retrouvons toujours les mêmes qui tiennent "le haut du pavé",
et les autres qui sont en bas du ruisseau.
Pour habiller le tout, les fêtes Médiévales fleurissent à qui mieux mieux.
Pourrions-nous visiter une commune qui ne soit pas retournée au passé ?
Pendant ma jeunesse, nous rêvions du futur, du progrès et de l'An 2000.
Sûrement pas du Moyen Age.
La machine du temps semble avoir des ratés
Nous n'avons plus d'avenir et le présent nous ennuie prodigieusement.
Nous avons juste les élections de temps en temps pour nous occuper.
La "vieille Europe" a de bien vieilles idées ou plutôt, plus d'idées du tout.
La "patrimoine" nous permet de sacraliser l'existant pour ne point créer.
Notons que nombre de constructions anciennes tant vénérées, n'auraient
pas le fameux "permis de construire" à l'emplacement ou elles sont,
ni les volumes. Si d'ailleurs, nous voulons construire "à l'ancienne",
nous n'en avons pas le droit non plus.
La solution trouvée est de construire du laid puisque tout autour, il sera
possible de construire du laid.
Avec tous nos moyens techniques, cela relève de l'étrange.

mercredi, 01 août 2007

Le maire de Paris a du mouron à se faire.

La foule laborieuse des Français vénère chaque année la "Petite Reine", bien installée au bord de nos routes départementales. 3h d'attente pour 30 secondes à rien y voir et 3 heures d'embouteillage au retour ! Rien à faire, nous aimons çà ! Heureusement qu'il y a la caravane publicitaire. C'est ainsi que nous apprenons beaucoup de choses, notamment que le vélo, c'est du dopage organisé, destiné à donner du travail aux officines médicales. A la rentrée, les Parisiens comprendront vite que pour arriver à l'heure au bureau sur les beaux vélos de la marque "Vélov", il faudra forcément se doper, car les Champs Elysées et Montmartre, çà monte ! C'est ainsi que nous verrons à chaque carrefour des "contrôles pipis" accompagnés de contrôles d'alcoolémie car il ne s'agit pas de zigzaguer sur la chaussée. Les jours de grève du métro, les embouteillages de vélos seront tolérés et non contrôlés. Le maire de Paris a du mouron à se faire. Le dopage ne commence qu'en septembre, n'est-ce pas ? D'ici là, passez de bonnes vacances, même au pastis.

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