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mardi, 31 juillet 2007

J'ai peur.

J'ai peur quand je vois des policiers dans la rue.
J'ai peur quand les pompiers multiplient les dégâts.
J'ai peur quand un fonctionnaire me demande de parler dans l'hygiaphone.
J'ai peur quand je pénètre dans un rond-point à l'anglaise bafouant la priorité à droite.
J'ai peur d'entrer dans le 3ème millénaire avec toutes ces fêtes médiévales.
J'ai peur quand les Français réclament des caméras de surveillance en tous lieux.
J'ai peur quand la France demande de plus en plus de lois.
J'ai peur quand la loi dit : "Nul n'est censé ignorer la loi".
J'ai peur quand on donne un chiffre à la "Tolérance" et qu'il s'appelle "zéro".
J'ai peur quand la France a peur.
J'ai peur.

dimanche, 29 juillet 2007

Le Tour de France limité à 90 km/h !

medium_Vélo_et_baguette_de_pain.jpgDepuis quelques années les coureurs sont devenus d'une discrétion même, refusant de monter sur le haut du podium. Il n'y a plus de premier mais que des coureurs unis autour de leur équipe médicale. La vitesse a tout changé. Le directeur sportif a du céder la place au directeur médical car un "chaud et froid" est si vite arrivé sur nos belles routes de France. Certains ont cru deviner qu'il y avait un coureur non dopé, ce qui changerait tout à fait la donne. En fait, tout le monde est soulagé que ce Tour de France soit terminé et heureux seront ceux qui auront parié dans le désordre. 90 km/h est désormais la vitesse limite pour les coureurs. Le Tour de France cycliste est né de l'automobile qui voulait se pavaner sur les routes de France et cherchait un prétexte pour pétarader auprès de gens qui n'avaient pu imaginer un tel engin si surprenant. Aujourd'hui, nous pouvons considérer que l'automobile a bien rempli sa mission et qu'elle peut désormais laisser les cyclistes à leur destinée. En effet, nous craignons que les cyclistes, emportés par leur élan, ne lorgnent que trop sur les compteurs de ces voitures. Un 90 km/h est si vite arrivé que les amendes pour excès de vitesse risquent de pénaliser nos champions. Désormais, les équipes sportives, médicales, publicitaires ne seront autorisées qu'à bicyclette pour se mettre en osmose avec le peloton. Houspiller les coureurs depuis une voiture puissante et confortable n'est pas digne de la patrie des droits de l'homme. Les spectateurs eux-mêmes ne pourront venir soutenir les coureurs qu'en bicyclette. D'ailleurs la ville de Paris a montré l'exemple en bannissant l'automobile de ses murs. La France en vélo et en trottinette pour une jeunesse saine et enthousiaste !

samedi, 28 juillet 2007

Faire le mur ou être le mur ?

medium_Faire-le-mur_Enfants.jpg


Prisonnier de nos habitudes, nous fonçons dans le mur.
Il est là, rassurant, formant le centre de nos réflexions.
La liberté est à deux pas, mais ce mur est devenu notre ami.
Se fondre dans le mur pour ne faire qu'un, l'habiter pour toujours.
Reste bien là, joli mur, pour que je me tienne debout.
Mur de mes certitudes et de mes lamentations, tu fais partie de moi.
Mon ami imprudent a voulu se moquer de toi et te regarde de l'autre côté du mur.
Comme il aimerait revenir et te tenir dans ses bras.
Mur de briques colorées, tu es mon horizon et mon soutien.
Mur, je veux être et mur je serai, il me faut grandir encore dans mon obstination.
Dans peu de temps tu grandiras car je serai dans toi.
Joli mur, je me sens déjà en toi.

Rue de Siam piétonne ?

La presse régionale nous apprend ce mercredi 25 juillet 07,
par une réaction des élus de l'opposition, que la municipalité
envisagerait de transformer la rue de Siam et une partie de
la rue Jean Jaurès en "rue piétonne", à l'occasion de l'arrivée
du tramway. Que voulons-nous donc faire ?

Rappelons que toute ville a sa logique comprise par le visiteur
dès sa première venue. Si celle-ci est bousculée, c'est tout le
schéma directeur de la ville qui se trouve perturbé.
Un visiteur doit pouvoir aller de la place de Strasbourg à St Pierre
sans plan sur les genoux. Aujourd'hui, tout est fait pour le perdre.
En fait, dans les années 60, il suffisait de ne rien faire au centre-ville
mais de s'occuper d'agrandir la ville. Malheureusement, s'occuper
du centre-ville est plus valorisant. Le mot "ban lieue" est à nos portes.
C'est ainsi que nous avons connu trois transformations d'importance
de la place de la Liberté pour un résultat guère satisfaisant, des sens uniques
fort nombreux, non pas parce les rues étaient étroites ou dangereuses,
mais pour gagner simplement quelques places de parking,
la rue de Siam tronquée…
Faire n'est pas simplement défaire. La ville semble n'exister que pour
ses habitants et perdre les autres.
Si vraiment il est indispensable d'avoir des rues piétonnes, il y en a
beaucoup d'autres qui conviendront mille fois mieux.
De la réflexion naît l'action, disait Snoopy. Il n'avait pas tort.

medium_La_rue_de_Siam_piétonne_Le_Télégramme.jpg


Le Télégramme du vendredi 27 juillet 07.

mercredi, 25 juillet 2007

Nuage.

medium_Ciel_nuageux..2.gifNe martyrisez pas celui qui a la tête dans les nuages.
Il y fait son nid, il construit ses idées qui viendront en fines gouttelettes
envelopper votre esprit près de la source rafraîchissante.


Tout le monde est sur son nuage, individuel et portatif.
Il y fait bon, il y fait frais.
Bienheureux celui qui peut gratter la ouate voluptueuse.
Il possède son trésor entre les mains, qui est soleil atténué et pluie en futur.
Ne martyrisez pas celui qui a la tête dans les nuages.
Il y fait son nid, il construit ses idées qui viendront en fines gouttelettes
envelopper votre esprit près.de la source rafraîchissante.
C'est le bienfait de la Terre retrouvée qui alimentera votre corps et votre esprit.
Nuage, source de vie, eau indispensable, viens vite au dessus de notre tête
pour réveiller nos pensées.
L'eau que vous aurez bue, rebondira sur ma ouate qui vous le rendra au centuple.
Un petit nuage vous fera sûrement du bien.

Devinez d'où je vous écris.
De là haut, sans la montagne, juste sous les nuages.
Mes doigts gratouillent la ouate voluptueuse qui me sert d'oreiller.
Nul bruit sinon le vent majestueux qui virevolte au gré de son humeur.
Brise fraîche du matin pour réveiller tout son petit monde.
Calme plat pour le déjeuner, toussotement pour le goûter.
Furie dans la nuit noire et le lit est berceau.
Mon royaume n'est plus vraiment sur cette Terre, pas vraiment sur les eaux.
Bien au sec et l'abri de tous les tourments, je me pavane pour vous écrire dans mon repaire secret.
Avez-vous trouvé l'inaccessible endroit détesté par tous et donc aimé par moi ?
Ne seriez-vous pas restés dans la ronde des 100 lieues de la maison ?
Endroit impossible et donc bâti par les hommes de tempérament, de force et de courage.
Vaillant guetteur de la nuit, vous le savez maintenant, je suis dans mon phare et j'aime çà !
Chacun me voit de loin, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ne soyez pas jaloux.
Je suis l'ami de tous, de tous les jours, de toutes les nuits.
Chacun me connaît et j'envoie mes messages en Russe, en Javanais, en Morse et en Français.
Que de monde lorsqu'on est seul au milieu de l'océan.
Rien de tel que d'aller au bout du monde pour trouver des gens qui vont encore plus loin.
Certains viennent me dire un petit tout à l'heure, d'autres, un grand tout à l'heure.
Enfer parmi les enfers, j'y ai trouvé mon paradis. Goûter les quelques moments de repos est exquis.
"Ar men" est son nom et le mien n'a plus d'importance. Je suis en lui et vis avec lui.
Il est mon guide et ma conscience. Ici, j'aime rêver, penser, gamberger, ruminer et… écrire.
Voici venir l'instant enivrant de la rencontre de ces amis inséparables, nommés le vent et la mer !
Vite, terminons cette lettre car la vague va nous submerger et quelques gouttes en folie
mettraient en désordre tous ces mots pour vous, écris.
Dormez bien, braves gens, nous veillons sur vous.
Le vent frappe à la porte et vous livrera ces mots bien plus rapidement qu'aucun autre moyen.
C'est un ami, accueillez-le bien ainsi que son compagne la pluie.
S'ils viennent jusqu'à chez vous, sachez que la moisson sera bonne.
Ce soir, j'étais près de vous, tout près de vous.
C'est très proche, un phare en pleine mer, le saviez-vous ?

dimanche, 22 juillet 2007

La connerie.

"La connerie, c'est la décontraction de l'intelligence"
Serge Gainsbourg.

Cette citation profonde m'envahit l'esprit car un homme
intelligent s'est penché sur la connerie, insondable, évidemment.
Opposer "connerie" à "intelligence" est plaisant car il ne s'agit
que d'une "décontraction". Ce n'est donc pas très grave.
Un "con", ne serait-il qu'un homme intelligent décontracté ?
Méfions-nous des vacances qui décontractent l'intelligence.
La casquette du marin que les marins n'ont jamais portée,
le haveneau, le ciré à la mode, sont donc des signes de connerie
de l'homme intelligent en décontraction.
Ce n'est donc pas la connerie qu'il faut mettre en cause, mais
la décontraction qui fait que l'on gravit le Mont Blanc en sandalettes
alors qu'on ne le ferait pas pour monter au 4° étage de son immeuble.
Il faut donc supprimer les vacances et garder le lundi de la Pentecôte.
Les Américains n'ont que 15 jours de vacances et 40% ne les prennent pas.
Il est question, ces jours-ci, d'une taxe sur les cons qui aurait l'avantage
de rapporter gros. Peut-être que nous n'en n'aurons pas besoin.
Cet été, pas trop de décontraction, s'il vous plaît.

samedi, 21 juillet 2007

Un distributeur d'oubli.

"Faire rire, c'est faire oublier.
Quel bienfaiteur sur la Terre,
qu'un distributeur d'oubli" !
Victor Hugo. (Extrait de l'Homme qui rit, et de La Vache qui rit.)

Faire sérieux, c'est s'entourer d'un auteur célèbre,
l'attention sera toujours au rendez-vous.
En cas d'oubli d'auteur, prenez Confucius, çà marche toujours.
Rire est ma préoccupation première, parfois, souvent, toujours.
Ai-je donc vécu auprès de distributeurs d'oubli ?
Ai-je actionné la grande machine à distribuer l'oubli ?
Rire étant le propre de l'homme, disait aussi Rabelais,
fabriquons donc vite de grands distributeurs automatiques d'oubli.
Remboursés par la Sécurité Sociale, l'oubli remplacera l'aspirine.
Un grand Ministère du rire doté de milliers de distributeurs d'oubli.
Les péages d'autoroute, les parcmètres seront donc vite oubliés
car ils nous ont trop fait rire.
Rions donc pour sombrer dans l'oubli, mais n'oublions jamais de rire.

Devoir de vacances.

Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mtos n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.

jeudi, 19 juillet 2007

Douceur de l'air.

Douceur de l'air caressant la peau
Calme infini de cette île déserte à souhaits
Rêverie monumentale sous la palmeraie
Emerveillement de se savoir enfin si beau.

Solitude, tu es mon amie du jour et de la nuit
Exister par soi-même, le bonheur exquis d'être nu
Nul regard à l'horizon sinon le soleil qui apparut
Enfin seul et pas même une goutte de pluie.

Le corps en parfaite harmonie avec mes idées
Grandir en s'étirant sur le sable chaud
Ne pas bouger, même pour une tranche de gâteau
Se dire une fois que les autres n'ont jamais existés.

mercredi, 18 juillet 2007

Et pis, on va tout changer la Constitution !

Le député socialiste Jack Lang, appelé à siéger au comité de réflexion sur les institutions mis en place par Nicolas Sarkozy, livre dans Le Parisien du mercredi 18 juillet 07 sa réflexion sur les grands axes de réforme à engager en matière institutionnelle. Principale innovation prônée par l'ancien ministre socialiste : la suppression pure et simple du poste de premier ministre, qui "ne se justifie que dans les régimes purement parlementaires". Or, selon M. Lang, "le fait présidentiel est aujourd'hui incontournable".
Tout juste nommée, la commission n'a pas encore commencé ses travaux que le grand chambardement
commence !



Et pis, on va changer la Constitution, Et pis, on va enlever ceci et cela,
Et pis, on va ajouter quelque chose, Et pis, on va s'amuser…
Messieurs les Politiques, un peu de sérieux tout de même !
Le soleil commence à revenir et vous voilà sautant comme un cabri.
La première question à se poser est de savoir si nous avons réellement
besoin de changer la Constitution. Il s'agit d'une question d'importance
avant toutes les autres questions.
Si vous en êtes vraiment convaincus, réfléchissez bien à deux fois car
il ne s'agit pas d'ouvrir la boîte à Pandore.
Une Constitution s'écrit ligne à ligne et surtout entre les lignes.
Comme un jeu d'échecs, chaque pion bougé modifie l'ensemble du jeu.
Pour le moment, les travaux n'ont pas encore commencé que certains
parlent de supprimer purement et simplement le Premier Ministre !
Est-ce pour récupérer l'Hôtel Matignon et ses jardins immenses pour
en faire un musée ? (Paris n'est plus qu'un musée, il est vrai).
Avez-vous bien questionné les Français sur ce sujet ?
Une transformation importante de la Constitution se doit d'être ratifiée
par référendum, n'est-ce pas ? N'oubliez pas que les Français sont passés
maître du référendum.
Pour le moment, votre hâte, votre impatience à trouver sur le champ des
idées toutes faites nous causent un certain tourment.
Prendre son temps, tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de parler
sont des consignes sages pour tout constitutionaliste qui se respecte.
Prenez de bonnes vacances et revenez-nous l'esprit calme et réfléchi.
La Constitution attendra bien son heure.

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