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jeudi, 31 mai 2007

Soir.

Calme du corps et de l'esprit,
les hérons, les aigrettes peuvent venir,
le grand pin saura de refuge leur tenir.
L'étang s'étire sous la brume et la lune luit.

Repos à tous les étages, tandis que je ferme la porte,
la fenêtre bien ouverte pour goûter les odeurs fortes.
Volupté du moment arrêté, instantanée du temps,
passerelle délicate vers le sommeil, celui que j'attends.

Dormir est le labeur de l'actif, celui qui ira loin,
Soyons raisonnable et profitons de cet instant aux mille besoins,
Ce soir, je m'en vais compter les hérons et les aigrettes.
Chère nature, vous m'enveloppez de votre belle ombrette.

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