mercredi, 11 octobre 2006

Plouc !

Plouc, plouque, plouf !
"On" m'a traité de plouc.
Qui suis-je ? Suis-je donc un plouc ?
Mais que veut donc dire : "plouc" ?
Ne pouvant être ce que je ne suis pas puisque
ne connaissant pas ce mot, je suis allé voir ma mère.
Dès son regard courroucé, les yeux exorbités,
je sus que c'était un mot étrange.
Avec mon père, ce fut une taloche, aller et retour.

Plouc, plouque, plouf !
"On" me traite de plouc.
Un nom qui n'a pas de définition spontanée.
Dans mon dictionnaire La Rousse, 12 très lourds volumes,
"plouc" devrait figurer entre "………….." et "…………".
Ce mot a disparu, sûrement une encre qui n'a pas su sécher,
ou alors, mes parents l'ont effacé et jusque dans leur mémoire.
Vais-je donc passer toutes mes vacances sans savoir qui je suis ?

Plouc, plouque, plouf !
Si je suis plouc, autant que je le sois totalement.
Voyons voir mon copain de toujours, lui qui sait tout.
Son grand-père est sorti de son fauteuil, droit comme un "I",
se mit à gesticuler, puis à sortir de la pièce sans sa canne indispensable.
"Plouc", permettait des miracles. Mot étrange aux réactions imprévisibles.

Plouc, plouque, plouf !
Ce soir, je n'en saurai pas plus.
S'endormir Plouc, voilà mon destin du jour.
Ma nuit agitée fut ponctuée de "ploucs" lugubres qui s'entrechoquaient
le long des falaises pour rebondir dans la forêt proche.
Même l'écho s'en mêla ricochant sur les nuages menaçants.
A-t-on le droit d'appeler "plouc", un enfant et de ne pas lui dire ce que cela signifie ?
Jusqu'à hier, j'étais heureux avec mes parents dans la ferme.

Plouc, plouque, plouf !
Je veux savoir ce que m'a dit ce monsieur avec son automobile.
Il s'est arrété, a dit "plouc" et est reparti. Etrange.
Serait-ce un cri de ralliement ? Est-il le chef des ploucs ?
Allons-nous connaître une invasion ? De qui, de quoi, d'où ?
Mes sabots me font mal et mes vêtements sont bien crottés.
Pas de ma faute, Madame la pluie fait le chemin tout boueux.

Plouc, plouque, plouf !
J'y suis ! Je n'ai pas su reconnaître le message subtil.
C'est sûrement le chef d'une bande très mal vue dans le pays.
Pourvu que la horde des "ploucs" ne vienne pas par ici.
L'instituteur m'a dit que c'était le cri de guerre de gens bien particuliers
qui s'appelaient du nom étrange de "touristes". Ils le prononcent tout le temps.

Plouc, plouque, plouf !
Ils pensent nous faire peur pour que nous déguerpissions du paysage.
Pensez donc, pour sûr, qu'on restera puisque nous sommes chez nous.
J'ai bien envie de les appeler "ploucs" à mon tour puisque personne
ne sait ce que cela veut dire.
A plouc, plouc et demie.

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Commentaires

Bravo pour les ploucs, j'adore, j'ai trouvé une définition qui convient trés bien à mon cas personnel : " qui a l'allure maladroite d'un paysan endimanché qui ignore les usages "...

Ca m'arrive de jouer les éléphants dans un magasin de porcelaine, au propre et au figuré, mais ça détend un peu dans cet univers aussi policé...

Ecrit par : maudub | mercredi, 25 octobre 2006

Plouc : Personne ordinaire, superficielle, qui a une façon de parler très familière, pas cultivé .... voilà ma définition ...

Ecrit par : ouais | mercredi, 20 août 2008

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