mercredi, 11 octobre 2006
Il pleut à Brest...
Il pleut à Brest !
Brest, c'est moche !
Brest, c'est au bout du monde !
La clairvoyance de nos concitoyens nous émeut.
Venir à Brest pour le dire aux Brestois de Brest même et Brest alentours
est une bravoure extrême. (extrême ouest.)
Figurez-vous que les Brestois ne s'en étaient jamais aperçu.
Pour eux, c'est la meilleure position pour regarder le vaste monde.
Beaucoup ont choisi la mer tandis que d'autres sont sur tous les continents,
et il restera toujours assez de Brestois à Brest pour accueillir les frères voyageurs.
La ville a une âme, puisqu'elle n'a plus ses habits d'antan, et cela se voit plus qu'ailleurs.
S'il pleut, nous en sommes bien contents pour remplir cette rade magnifique
qui abrite le parapluie de tous les Français.
Notre devise est :
"Rien de tel que d'aller au bout du monde pour trouver des gens qui vont encore plus loin".
Les touristes ne s'y sont pas trompés car ils viennent nombreux.
Nos fêtes maritimes nées de Pors Beach et Douarnenez se bonifient sous notre crachin Brestois.
Plus vous serez loin et plus on viendra pour vous-même et non pour la facilité et le confort.
Il faut savoir que le crachin ne mouille pas et embellit les joues de nos jolies filles.
Ici, pas de périphérique, pas de portes, sinon celles de l'Arsenal.
Peut-être sommes-nous près de la porte du Paradis ?
Oh ! Oh ! il ne faudrait peut-être pas trop le dire !
Ici, vient qui veut et quand il veut.
Avant de nous juger, regardez-nous.
Nous aimons les visiteurs qui ont fait l'effort.
Brest, c'est au bout du monde !
Brest, c'est moche !
Brest, il pleut tout le temps !
C'est vrai et c'est même comme çà tous les jours que le bon Dieu fait
mais que voulez-vous, nous aimons çà !
Vous, les Parisiens, avez oublié les tempêtes que nous raffolons et notre fameux crachin persistant.
Bref, Brest et le Finistère, ne sont pas faits pour vous et nous vous en voyons ravis.
Nous gardons nos cochons et n'aimons pas les ronchons.
Ces trois philtres nous vont à ravir et nous nous sentons bien chez nous.
Parfois, à la veillée, dans nos chaumières,nous nous demandons si la France
n'est pas trop grande pour vous.
Ces contrées lointaines vous effraient et nous sommes profondément tristes pour vous.
Que diriez-vous de vous recentrer sur les terres lointaines de L"île de France" qui vous sont si chères ?
Vous seriez bien au chaud et entre gens de bonne compagnie.
Nous sommes un peu rustres, il est vrai.
Pourquoi déclarer "Français" des gens qui s'obstinent à s'appeler "Bretons" ?
Ce ne sont pas quelques artichauts ni cochons qui vous manqueront.
Faites un geste dans votre intérêt et nous vous faciliterons la vie en demandant
l'annulation du mariage d'Anne de Bretagne, d'avec Charles VIII.
Votre France sera ainsi plus à votre taille et vous n'aurez plus à venir dans cette contrée sauvage.
Merci, chers Français, d'avoir su nous libérer par vous-mêmes.
14:15 Ecrit par Auffret dans Bretagne, Humeurs, Pensées poétiques, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Pluie










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